Le nouveau patron d’UBS est visé par une enquête pour blanchiment
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Ralph Hamers aura à peine eu le temps de prendre ses marques à son poste de directeur général d’UBS, fonctions endossées officiellement le 1er novembre 2020, qu’une première contrariété se présente. Il vient d’être rattrapé par une affaire judiciaire datant de 2018 et qui semblait pourtant réglée.
Un tribunal néerlandais a en effet rouvert une enquête sur son rôle dans un scandale de blanchiment d’argent survenu chez ING, son ancien employeur, pour qui il a travaillé plus de 30 ans.
A l’origine, ING, qui avait été accusé de ne pas avoir assez contrôlé ses clients, permettant ainsi potentiellement des opérations de blanchiment, avait passé un accord avec la justice néerlandaise. La banque avait versé 775 millions d’euros en 2018 pour régler l’affaire à l’amiable. Cependant, un tribunal néerlandais de La Haye, sans remettre en cause l’accord passé entre la justice et ING, a décidé de poursuivre l’enquête sur Ralph Hamers.
« UBS prend acte de la décision du tribunal néerlandais d’ordonner au procureur de la République d’ouvrir une enquête sur Ralph Hamers en sa qualité d’ancien directeur général d’ING, relative à la conformité d’ING en matière de lutte contre le blanchiment d’argent », a déclaré la banque suisse, tout en assurant avoir « pleinement confiance » dans la capacité de son directeur général à diriger le groupe suisse.
La banque a, par ailleurs, assuré que ces faits étaient connus par le conseil d’administration et avaient été pris en considération lorsque Ralph Hamers avait rejoint le groupe.
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