Le Gema prévoit 1 à 5 % de hausse des tarifs des mutuelles en 2012
Pour la troisième année consécutive, le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema) prévoit une augmentation des tarifs de ses membres pour 2012. Malgré une baisse du coût des sinistres dans certains secteurs, Gérard Andreck, le président du Gema, a souligné en conférence de presse que certaines mutuelles pourraient vouloir reconstituer leurs réserves après deux années difficiles et que le secteur se préparait à l’application des règles de Solvabilité 2.
«Dire brutalement que le risque automobile s’est légèrement amélioré et que donc vous ne devez pas augmenter (les cotisations), c’est une méconnaissance du fonctionnement des sociétés d’assurance», affirme Gérard Andreck. Le groupement estime entre 1 et 3% l’augmentation des cotisations dans l’automobile l’an prochain. La facture risque en revanche d'être plus salée dans la santé, une branche touchée par une hausse de la taxe spéciale sur les contrats d’assurances, passant de 3,5% à 7%.
«La répercussion peut être lourde, de plus de 5%. Les sociétés bien installées augmenteront la santé entre 2 et 5%», anticipe-t-il. En habitation, le groupement prévoit aussi une hausse de 2 à 5% tout en précisant que les situations restent très disparates.
A fin juin, les membres du Gema ont enregistré une progression de 4,5% de leur chiffre d’affaires IARD et une baisse de 6% en assurance vie, contre +4% et -12% respectivement estimé sur l’ensemble du marché français.
La mise en place de Solvabilité 2, selon le Gema, n’entraînera pas de surcoût en fonds propres sur les fonds euro, contrairement aux unités de compte et, surtout, à la prévoyance.
Le Gema est en outre revenu sur l’hypothèse d’une aide d’Etat aux banques, indiquant qu’il considérerait qu’une telle action constituerait une distorsion de concurrence. «Il faut savoir que, tout comme les banques, nous avons des problèmes et que, par ailleurs, les banques sont devenues des concurrents directs importants.[…] Nous réclamerions des compensations pour les mutuelles», a prévenu Gérard Andreck.
Concernant l’exposition des mutuelles aux marchés financiers, le Gema s’inquiète davantage de la situation en Italie et en Espagne qu’en Grèce. Il souligne qu’en dépit de la faible exposition de ses membres aux actions, ils devront passer des provisions pour dépréciation durable (PDD) du fait de la baisse des marchés et qu’en conséquence leur rendement financier s’affaiblira.
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