Le Crédit Mutuel vise d’autres actifs en Espagne
Le Crédit Mutuel reste à la manœuvre en Espagne. Alain Schmitter, le directeur général des ACM, la filiale d’assurance du groupe, a indiqué hier à Expansion que la banque «a un accord de principe pour augmenter» sa participation au capital de Banco Popular. Le mutualiste détient aujourd’hui 5% du prêteur espagnol, avec lequel il a constitué en octobre 2010 sur le marché local une filiale commune contrôlée à 50-50, Targobank – la même marque que sa filiale à 100% en Allemagne.
Le capital de cette entité a lui aussi vocation à évoluer. Alain Schmitter a évoqué un pacte qui permettrait au Crédit Mutuel de monter à 70% au tour de table de la filiale en rachetant 20% des parts du Banco Popular.
Mais dans l’immédiat, le groupe français s’applique à déployer son modèle de bancassurance en Espagne. Et il tient pour cela dans sa ligne de mire Agrupacion Mutua, une mutuelle d’assurance catalane dont le processus de vente a été lancé l’été dernier. La structure, qui a été mise sous tutelle par le gouvernement espagnol fin 2009 après des soupçons de malversations de son ancien président, revendique 340.000 assurés. Elle affichait en 2010 un patrimoine de 513 millions d’euros, et réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires dans la santé.
«Nous avons besoin d’Agrupacion Mutua pour mettre en marche notre projet en Espagne: c’est un point de départ parfait, déclare Alain Schmitter. Cela fait longtemps que nous observons cette compagnie». Les produits de la mutuelle seraient alors vendus à travers le réseau Targobank.
Les ACM sont aujourd’hui sur les rangs à travers RACC Seguros, une joint-venture à 49% constituée avec l’Automobile Club de Catalogne. Quatre autres acteurs locaux sont en lice: Catalana Occidente, Fiatc, Pelayo et Sanitas. Le nouveau gouvernement vient cependant de changer la règle des enchères: le premier critère de choix sera désormais la solvabilité du repreneur, et non le maintien de la marque ou d’un siège en Catalogne comme prévu initialement.
Le Crédit Mutuel a investi plus de 600 millions d’euros en Espagne pour s’associer à Banco Popular: environ la moitié pour rentrer au capital de la banque espagnole, et l’autre pour prendre 50% de la société, dans laquelle son partenaire a apporté 123 agences et 2 milliards d’euros d’actifs.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran