Le Crédit Agricole aligne son dispositif italien sur son projet cadre
Stimuler la croissance et amplifier l’effet de groupe: la logique est la même en Italie que dans l’ensemble du Crédit Agricole. Le plan à horizon 2014 du groupe Cariparma, présenté mercredi à Milan, se veut néanmoins ambitieux, avec une croissance de 83 % du bénéfice net (à 417 millions d’euros) et de 30% des revenus (à 2,2 milliards) par rapport à 2011. La filiale de banque de détail italienne de Crédit Agricole SA (CASA), construite autour des réseaux régionaux Cariparma et Friuladria étoffés de 202 agences Banca Intesa, auxquels se sont ajoutés l’an dernier Carispezia et 96 autres points de vente d’Intesa Sanpaolo, est aujourd’hui «septième par sa taille et quatrième par son résultat en Italie», a rappelé Jean-Paul Chifflet, directeur général de CASA. Si elle doit encore grandir, avec 150.000 nouveaux clients, 200 guichets automatiques et 50 agences ou centres d’affaires banque privée et entreprises, elle doit d’abord «démontrer sa capacité à se développer par sa croissance organique», a-t-il précisé.
L’accent est ainsi porté sur l’efficacité opérationnelle. Pour la soutenir, le groupe investira 325 millions d’euros, dont 120 millions dans une infrastructure technologique visant à l’automatisation et à la centralisation des processus et au développement d’une plate-forme multicanal. «Les back-offices vont être optimisés, l’usage des canaux directs va croître significativement», précise Giampiero Maioli, administrateur délégué du groupe Cariparma Crédit Agricole. Le développement sera aussi assuré par «une plus grande interaction entre réseaux et métiers du groupe qui représentent 52% de l’activité dans le pays», souligne Ariberto Fassati, senior country officer de CASA.
La banque verte attend de Cariparama 9 % de rentabilité (RoE) en 2014. Elle aura ainsi donné corps à un second marché domestique. Et finalement tiré parti du chemin parcouru avec Intesa, des années 1990 à la fusion Intesa SanPaolo. A cet égard, Jean-Paul Chifflet a confirmé avoir cédé la semaine dernière les droits préférentiels de souscription de CASA dans le groupe italien, pour 65 millions d’euros, ramenant de 4,79% à 3,72% sa participation après l’augmentation de capital d’Intesa Sanpaolo. Détenant encore 3,82% de droits de vote, CASA devrait régulariser la situation au regard du régulateur italien qui craignait une entente et en abandonnera une partie pour passer sous les 2% au 30 juin.
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