Le coût des catastrophes pour les assureurs demeure à un niveau élevé

Après le record de 2011, 2012 est la troisième année la plus chère de l’histoire de l’assurance avec 77 milliards de dollars de dommages assurés
Antoine Landrot
Photo: PHB
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L’accalmie dans les catastrophes dont ont témoigné les assureurs au terme de l’exercice 2012 est confirmée par l’étude Sigma de Swiss Re, dans sa version définitive. Toutefois, la facture demeure importante. Les événements naturels et techniques (liés à l’activité humaine) ont provoqué 186 milliards de dollars de dommages économiques, selon le recensement du réassureur helvète, causant la mort de 14.000 personnes.

Mais certains dégâts étant survenus dans des zones moins développées économiquement, donc peu couvertes par des polices d’assurance, le total des dommages assurés est nettement inférieur: il s’élève à 77 milliards de dollars. Cela reste largement en dessous du montant enregistré en 2011, année record avec 126 milliards de dollars de dommages assurés, en raison des séismes, inondations et tsunami survenus dans la zone Asie-Pacifique. Mais 2012 n’en est pas moins «la troisième année la plus chère de l’histoire de l’assurance», affirme Swiss Re.

«Neuf des dix dommages assurés les plus coûteux se sont produits aux Etats-Unis», précise l’étude. Ils représentent 65 milliards de dollars, soit un peu plus de la moitié des dommages économiques américains (119 milliards), avec une prédominance pour les dégâts agricoles. Il s’agit à chaque fois de catastrophes climatiques. L’ouragan Sandy a été l’événement le plus coûteux de l’année, tant en termes de dégâts économiques qu’assurés: la facture s’élève au total à 70 milliards de dollars (ce qui en fait l’ouragan le plus dévastateur de l’histoire après Katrina en 2005), pour 35 milliards de dollars assurés.

Le coût de certains ouragans s’explique par le fait qu’ils se soldent par d’importantes inondations. Selon les calculs de Sigma, une augmentation du niveau des mers de 25 cm d’ici à 2050 doublera la probabilité d’inondations extrêmes: «Cela signifie qu’un dommage assuré de 20 milliards attendu tous les 250 ans aujourd’hui surviendrait tous les 140 ans».

Le seul des dix événements les plus importants qui ne se soit pas produit outre-Atlantique est la série de séismes d’Aquila en Italie, qui a occasionné les plus importants dégâts jamais assurés dus à un tremblement de terre dans la péninsule: 1,6 milliard de dollars, pour 16 milliards de dommages économiques au total. Cet écart s’explique par le fait que ce pays «affiche l’un des taux de pénétration de l’assurance séisme les plus faibles parmi les pays industrialisés fortement exposés aux risques de séisme», indique l’étude.

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