Le contribuable américain sort gagnant du sauvetage de Citigroup
Ayant quitté le poste de secrétaire au Trésor américain fin janvier pour céder la place à Jacob Lew, Timothy Geithner aura manqué de quelques jours seulement l’annonce de la fin de l’odyssée des pouvoirs publics auprès de Citigroup. Le géant bancaire avait bénéficié en 2008 comme nombre de ses pairs d’un soutien massif dans le cadre du Troubled Asset Relief Program, le Tarp. En annonçant la mise en vente pour 894 millions de dollars de titres subordonnés émis à l’origine en faveur de l’organisme de garantie des dépôts bancaires, la FDIC, le Trésor parachève sa sortie de Citigroup. Et il s’est empressé de faire ses comptes.
L’aventure se solde en effet par un gain net pour le Trésor, et donc pour le contribuable américain, de quelque 13,4 milliards de dollars. Certes, le Trésor avait récupéré depuis 2010 les 45 milliards de dollars engagés pour assurer la pérennité de la banque (25 milliards au travers du Capital Purchase Program et 20 milliards par le Targeted Investment Program), mais il peut désormais se féliciter d’avoir encaissé au total 58,4 milliards.
Le Trésor a tenu à souligner que le désengagement de Citigroup fait partie des «efforts en cours» pour solder l’ensemble des investissements consentis dans le cadre du Tarp. Un programme qui a selon le secrétaire au Trésor adjoint en charge de la stabilité financière, Timothy Massad, permis d’«aider à stabiliser notre économie pendant une période de profonde panique financière».
Et le Trésor de mettre en perspective la bonne affaire finalement réalisée par le contribuable, contre toute attente. Avec la dernière transaction concernant Citigroup, la puissance publique a en effet d’ores et déjà engrangé rien que pour le secteur bancaire un gain net de plus de 24 milliards de dollars, qui est le solde de sorties de 245 milliards pour des entrées de 269 milliards. Le Trésor détient encore aujourd’hui des titres valorisés 8 milliards de dollars. Ce chiffrage ne prend cependant pas en compte les coûts liés, comme ceux de la dette publique.
Quant au bilan du Tarp dans son ensemble, le Trésor précise avoir désormais récupéré 93% des sommes engagées, soit 390 milliards sur 418 milliards. Cela après avoir en décembre dernier cédé ses dernières actions ordinaires AIG et annoncé son intention de mettre un terme au parcours aux côtés de General Motors dans un délai de 12 à 15 mois si les conditions de marché le permettent.
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