Le contre : l’urgence, permettre de travailler

Réguler les crypto-monnaies, une fin en soi ?
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Jacques Favier, Secrétaire de l’association francophone sur le bitcoin Le Cercle du Coin

Le bitcoin n’a pas provoqué la moindre crise. Il n’est pourtant question que de le réguler, et de le faire en demandant le moins possible l’avis des insiders. Or ces derniers, peu sensibles à la légitimité des autorités, doutent de leur objectivité et se méfient de leur faible compétence. Pour l’instant, on n’a entendu, de la part des régulateurs, comme des banquiers centraux et des politiques, qu’un discours à charge, ne permettant de comprendre ni ce qu’est Bitcoin, ni comment on s’en sert, ni comment on peut en sanctionner les mésusages. L’échec éventuel du Bitcoin n’affecterait pas la France. Le vrai risque, ce serait de passer à côté d’un succès, comme elle le fit naguère pour Internet. Donner des règles comptables claires. Mettre en place une fiscalité simple permettant la remontée à la surface à un taux ne poussant pas à l’exil. Permettre à la finance régulée de traiter ces nouveaux actifs. Et rappeler le droit au compte. Paris ne sera pas la capitale des ICO si des équipes françaises ayant réussi la leur se retrouvent avec les fonds bloqués en crypto dans des fondations suisses. Les cryptomonnaies ne sont pas anonymes mais confinées dans un ghetto. C’est cette situation qu’il faut traiter.

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