Le conseil Ecofin pose ses limites à Bâle 4
Les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne ont rendu aujourd’hui leurs conclusions sur les travaux en cours du comité de Bâle concernant les règles dites de « Bâle 4 ». Le conseil Ecofin réaffirme son soutien aux efforts engagés pour améliorer les principaux éléments de Bâle 3 d’ici à la fin de l’année. Cela doit permettre «de garantir la pérennité de la régulation, sa cohérence et son efficacité, tout en préservant la sensibilité au risque de la régulation bancaire», selon un communiqué. Mais les ministres insistent lourdement sur le fait que cette réforme ne doit pas se traduire par une hausse significative des exigences globales en fonds propres pour le secteur bancaire, ni donner lieu à des différences de traitement entre zones géographiques. Ils appellent le Comité de Bâle à mener une étude d’impact transparente.
Dans un communiqué, la Fédération bancaire française (FBF) «salue la prise de conscience des autorités européennes et leur souhait d’éviter tout impact négatif sur l’économie européenne». La FBF rappelle, qu’au-delà du calibrage global, « certains financements essentiels à la croissance européenne pourraient être particulièrement impactés ». « A titre d’exemple, les coûts de financement des infrastructures se verraient multipliés par près de 4 et le financement d’avion serait multiplié par près de 7», assure le lobby des banques françaises.
Plus d'articles du même thème
-
Les banques gèrent tranquillement leurs anciennes dettes subordonnées
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a considéré fin février qu’elle avait mené à bien sa mission d’accompagnement et de suivi de l’extinction des dettes subordonnées historiques («legacy»), émises avant 2013 et Bâle 3. De quoi permettre aux établissements de crédit de conserver quelque peu les rares titres aux coupons encore avantageux pour eux. -
La tentative de régulation mondiale de l'IA souffre de grands absents
Les dirigeants de 22 pays ont signé une déclaration commune en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans laquelle ils préconisent l'adoption de mesures de sécurité contraignantes face à la course effrénée de l'IA. Les Etats-Unis, la Chine et la France font figure de grands absents. Plusieurs incidents ont pourtant révélé les failles de sécurité d’un secteur où la montée en puissance des modèles s’accélère. -
L’automobile britannique alerte sur son exclusion du «Made in Europe»
L’UE et le Royaume-Uni risquent d’être économiquement pénalisés par l’imbrication toujours forte des chaînes d’approvisionnement automobile, selon un rapport commandé par la plus grande association professionnelle du secteur outre-Manche.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.