Le Comité de Bâle ajuste à la marge sa copie
A l’issue de sa réunion de fin novembre à Santiago du Chili, où un accord n’avait pu être trouvé, le Comité de Bâle a maintenu sa proposition polémique d’instaurer un plancher d’exigences en fonds propres (dit « output floor ») pour les banques qui utilisent des modèles internes. Selon des documents confidentiels datés du 6 décembre et dont L’Agefi a pris connaissance, « il y a eu un large soutien à un output floor agrégé dans une fourchette de 70% à 75% ».
Le Comité de Bâle a retenu cette borne haute de 75% des actifs pondérés par le risque (RWA) calculés selon la méthode standard. La mesure devrait accroître les exigences en fonds propres des grands établissements de crédit, qui ont tous recours à des modèles internes. Pour atténuer le choc, le Comité de Bâle propose une entrée en vigueur progressive de ce floor : de 55% au 1er janvier 2021, il s’accroîtrait ensuite de 5 points par an jusqu’à atteindre 75% en 2025. Il a par ailleurs infléchi sa position sur d’autres points, comme le traitement des crédits immobiliers.
Le Comité de Bâle a enfin approuvé le principe d’une surcharge de ratio de levier pour les banques d’importance systémique mondiale (G-SIB). Elle s’appliquerait au 1er janvier 2020 et représenterait la moitié de la surcharge en capital imposées aux G-SIB.
Les membres du Comité de Bâle ont jusqu’à mercredi pour faire part de leurs remarques, avant la réunion décisive, le 8 janvier du GHOS (governors and heads of supervision), organe politique de l’institution.
Plus d'articles du même thème
-
Le superviseur bancaire français plaide pour une simplification accélérée des règles
La présentation du point annuel sur l’état du marché bancaire et assurantiel a été l’occasion pour l’ACPR de redonner la position du superviseur français sur les travaux de simplification et de compétitivité bancaire en cours au niveau de la Commission européenne et l’importance de pousser beaucoup plus loin l’union bancaire. -
L’Autorité bancaire réaffirme ses idées de simplification des règles prudentielles européennes
A trois mois de la proposition finale de la Commission pour une simplification des règles prudentielles européennes sur les banques, l’Autorité bancaire européenne (EBA) fait un point d’étape avec L’Agefi. -
L’Esma fixe des critères de crédibilité pour les déclarations d’impact et de transition
À l’orée de la dernière phase de négociation du nouveau règlement SFDR sur la conformité des informations de durabilité, prévue d’ici fin 2026, l’Esma précise ses attentes pour prévenir le greenwashing et encadrer les engagements de transition climatique.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Dark webAubagne : qu’est-ce que la TCC, la mouvance à laquelle le tireur est soupçonné d’adhérer ?
Les investigations portant sur la fusillade dans un collège à Aubagne, qui a fait deux blessés, pointent le rôle de la True Crime Community. Une mouvance obscure, mais déjà bien identifiée par le renseignement intérieur -
AdditionSécurité sociale : ces cinq taxes sur le privé prévues dans le PLFSS 2027
Les députés planchent en commission sur la partie « recettes » du budget de la Sécurité sociale depuis mardi soir. Ils ont jusqu’à vendredi pour se prononcer sur l’ensemble du texte -
Partenaires particuliers« Pas un proxy, mais un partenaire stratégique » : l'alliance entre les Houthis et l'Iran qui fait trembler l'Arabie saoudite
Né dans les montagnes du nord du Yémen dans les années 1990, le mouvement yéménite s'est progressivement rapproché de Téhéran, dont il constitue désormais un puissant allié