Le CIC a déprécié ses titres de dette souveraine grecque à hauteur de 70%
Ramenée de 448 millions d’euros fin juin, à 241 millions d’euros trois mois plus tard, puis à 175 millions d’euros en fin d’année, l’exposition à la dette souveraine grecque a eu un impact significatif sur le CIC l’an dernier. Le portefeuille a été passé à la paille de fer avec une décote moyenne de 70%, là où BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale ont porté leur taux de provisionnement à 75%.
Le coût du risque a atteint 549 millions d’euros contre 441 millions d’euros en 2010, dont 345 millions pour le seul risque grec. Les quelque 200 millions d’euros restants s’expliquent par des dépréciations sur des participations, notamment relatives à la Banque Populaire de Milan.
Avec une charge nette d’impôt de 261 millions d’euros liée à la Grèce, la banque cotée a logiquement vu son résultat net fléchir: il passe de 1,14 milliard d’euros en 2010 à 579 millions d’euros pour 2011.
Dans les activités de marché, le résultat avant impôt tombe à 126 millions d’euros, contre 252 millions en 2010, après la prise en compte d’une perte de valeur de 92 millions d’euros sur la Grèce. Le produit net bancaire (PNB) s’inscrit également en recul pour cette division, à 336 millions d’euros.
En revanche, la banque de détail a mieux résisté avec un PNB en léger recul (à 3,24 milliards d’euros), des frais généraux stables, une diminution du coût du risque (à 157 millions d’euros) et un résultat avant impôt de 1 milliard d’euros (+5%). Le pôle, dont les encours de crédit atteignent 111 milliards d’euros (+4%), a poursuivi le développement des activités de services à la clientèle (télésurveillance, téléphonie).
Au niveau du groupe mutualiste, baptisé «CM10-CIC» depuis l’intégration au 1er janvier 2011 de cinq fédérations supplémentaires, l’exercice a été marqué par l’élargissement du champ d’action, notamment avec la création de TargoBank en Espagne (avec Banco Popular) et le partenariat avec Casino dans l’Hexagone.
Le PNB a profité de ces divers événements en atteignant 11,05 milliards d’euros, tandis que le coût du risque s’est chiffré à 1,45 milliard d’euros et le résultat net à 1,8 milliard d’euros (contre 2,34 milliards en 2010). Le chiffre d’affaires de l’assurance a fondu de 11,3% sur un an, à 8,2 milliards d’euros, sous l’effet d’un net recul dans l’assurance vie (-22,9%). Le ratio tier one culminait à fin décembre à 11%.
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