L’assurance-vie tire les résultats de Swiss Life France
L’assureur a collecté plus de 1 ,8 milliard d’euros au premier semestre, dont près de 60% en unités de compte.
Publié le
Gaétan Pierret
Swiss Life France fait état, malgré la crise, d’un chiffre d’affaires en hausse de 7% par rapport au premier semestre 2019.
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Bloomberg
Une rentrée sous de bons auspices. Swiss Life France, qui a présenté ce jeudi 27 août ses résultats semestriels, a fait état, malgré la crise, d’un chiffre d’affaires de 2 ,724 milliards d’euros, en hausse de 7% par rapport au premier semestre 2019.
L’assurance-vie est le principal moteur de cette croissance. Les primes collectées s’élèvent à 1,81 milliard d’euros, soit une progression de 9%. Surtout, cette collecte s’inscrit à contre-courant du marché, la Fédération française de l’assurance ayant annoncé cette semaine une décollecte sectorielle de près de 7 milliards d’euros.
L’assureur peut aussi s’enorgueillir d’avoir fortement collecté via ses unités de compte. Représentant 58% de l’ensemble, la hausse est de 12 points par rapport au premier semestre de l’année dernière et se situe nettement au-delà de la collecte globale du marché, à 34%.
Une clientèle patrimoniale stoïque
Selon Swiss Life France, cette performance s’explique par l’attitude stoïque de sa clientèle patrimoniale (environ 78% des encours d’assurance-vie). «Les clients n’ont pas pris peur et ont continué à investir. Leur principale préoccupation était de ne pas rater le rebond des marchés», a indiqué Jean-Pierre Lassus, directeur de la division financière de Swiss Life France, lors de la présentation des résultats. «Ils ont su saisir le caractère éphémère de la crise et ont compris que c’était le moment de faire des bonnes affaires», a abondé Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine et directeur de la distribution.
Du côté de l’activité santé et prévoyance, Swiss Life France a indiqué avoir réalisé un chiffre d’affaires également en progression : 710 millions d’euros contre 678 millions d’euros à fin juin 2019 (+5%).
L’assurance collective assure une croissance de 13%, alors que l’activité individuelle décroit de 2%. Le niveau de sinistralité s’améliore par rapport à l’an dernier (93,8% vs 98,9%). Il a progressé en assurance santé mais s’est dégradé sur la prévoyance, a indiqué la société, qui évoque «la hausse des arrêts de travail et l’augmentation des impayés en assurance collective et TNS».
Coup dur pour le résultat opérationnel
Le résultat opérationnel en revanche chute de 8% et s’établit à 125 millions d’euros (contre 136 millions au premier semestre 2019). Trois raisons à cela, selon Swiss Life France : une diminution de la marge financière, des coûts d’acquisition plus élevés en raison de la forte croissance en vie et les mesures de solidarité et de soutien dans le cadre de la crise sanitaire. «La contribution au fonds de solidarité mis en place par l’Etat en faveur des TPE/PME s’élève à 8 millions d’euros», a précisé la société. Cette dernière a également rappelé avoir pris plusieurs mesures pour accompagner ses réseaux commerciaux et ses clients, «parfois au-delà des conditions générales contractuelles», selon Jean-Pierre Lassus.
Enfin, les chiffres de l’activité gestion d’actifs au niveau du groupe ont également été présentés. La collecte nette au sein des activités pour compte de tiers est en hausse de 1,4 milliard de francs suisses. Les encours sous gestion ont connu une légère augmentation de 0,6% par rapport à fin 2019, pour s’élever désormais à 256 milliards de francs suisses. «Les fonds monétaires ont connu une décollecte du fait des investisseurs qui ont voulu récupérer des liquidités en mars», a toutefois relevé Frédéric Bôl, président du directoire de Swiss Life AM France. Depuis juin, la collecte est positive sur quasiment toutes les classes d’actifs, a-t-il également ajouté.
Le groupe a désormais pour ambition d’obtenir le nouveau label ISR (investissement socialement responsable) immobilier pour six de ses fonds. Deux à trois dossiers devraient déjà être présentés d’ici à la fin de l’année. Quatre fonds actions et un monétaire devraient également entrer dans un processus de labellisation ISR.
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