L’Asie continue à porter la croissance de Prudential
L’échec de l’acquisition des filiales asiatiques d’AIG par Prudential il y a deux ans appartient au passé. Hier, Tidjane Thiam, le directeur général de l’assureur britannique, a égrené les bonnes performances réalisées en 2011 par le groupe, qui génère désormais 88% de ses profits hors de l’Union européenne. Les bénéfices d’exploitation ont dépassé pour la première fois la barre des 2 milliards de livres (+7%) pour des profits imposables en croissance de 33% sur une année à 1,943 milliard.
Les activités d’assurance vie asiatiques ont enregistré une hausse de 32% de leur résultat d’exploitation à 709 millions de livres (normes IFRS) ce qui fait de ce continent le premier contributeur du groupe. «Alors que les activités britanniques de Prudential étaient considérées comme la vache à lait du groupe, et l’Asie comme le continent à potentiel, ce dernier dégage également désormais des flux de liquidités», a indiqué Tidjane Thiam. L’Asie, dont la contribution aux profits est passée de 257 millions de livres à 709 millions depuis 2008, devrait pourvoir s’autofinancer complètement d’ici à 2013.
Le directeur général estime que les objectifs de rentabilité fixés en décembre 2010 seront réalisés comme convenu à l’horizon 2013: l’Asie doit en effet atteindre des profits d’exploitation en normes IFRS de 930 millions de livres et générer des flux de liquidités de 300 millions.
«Nos quatre divisions génèrent des flux de liquidités et trois d’entre elles possèdent un potentiel de croissance» a estimé Tidjane Thiam, en faisant allusion à l’Asie, à son enseigne américaine Jackson ainsi qu’au gérant d’actifs M&G, dont les bénéfices d’exploitation ont dépassé les 300 millions de livres cette année.
Attendu sur la question d’une scission éventuelle de ses activités britanniques, le directeur général a mis un bémol en indiquant que «les activités d’assurance vie britanniques apportaient beaucoup à Prudential». La question du déménagement de l’assureur, conséquence de l’impact de la directive Solvabilité 2, reste entière. «Notre potentielle re-domiciliation n’a rien à voir avec Londres mais avec Bruxelles, s’est enflammé Tidjane Thiam. Sans la directive Solvabilité 2, cette question ne se serait même pas posée». Le directeur général n’a cependant pas précisé la date d’une éventuelle prise de décision de la part du conseil d’administration.
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