L’AMF reste vigilante sur le risque d’une seconde correction
Publié le
Gaétan Pierret
Robert Ophèle, président de l’AMF
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Photo AMF.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté ce matin sa cartographie 2020 des marchés et des risques. Un exercice « particulièrement périlleux cette année tant les derniers mois appellent à la prudence et à la modestie », a souligné Robert Ophèle, le président de l’AMF.
La stabilité financière, encore fragile, est l’enjeu principal pour l’AMF, qui estime qu’une seconde correction n’est pas à écarter. « Les valorisations boursières apparaissent élevées au regard des prévisions de bénéfices », alerte le gendarme financier.
Pour atténuer ce risque, l’Autorité appelle à un « modèle de financement reposant davantage sur les fonds propres ». Parmi les solutions envisageables, le fléchage de l’épargne des ménages vers l’économie réelle. Des discussions au sein du gouvernement et avec les autorités publiques (AMF, Banque de France,…) sont en cours.
Les marchés ont tenu pendant la crise
En dépit de ces préoccupations, l’Autorité a salué la bonne tenue des marchés qui, dans un contexte de fortes tensions, a mis en évidence la résistance du secteur financier. Malgré la volatilité élevée et d’importants volumes de transaction, « les infrastructures de marché et les services de post-marché ont pleinement joué leur rôle », a appuyé Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF.
Sur le marché des actions, la forte volatilité s’est accompagnée d’une dégradation significative de la liquidité. « Les spreads (écarts de prix, NDLR) ont crû jusqu’à 15 points de base (pb) et une profondeur qui est passée de 46.000 euros en moyenne à 14.000 euros au plus fort de la crise », indique l’AMF dans son rapport. Elle souligne également la forte baisse des capitalisations boursières : -13% au premier trimestre 2020 (81.689 milliards d’euros au total).
La dégradation « lente mais non préoccupante » de la liquidité obligataire de ces dernières années s’est transformée en forte tension début mars, pointe l’AMF. Les annonces de la BCE et le programme d’achat de titres ont stabilisé la situation mais à des conditions moins favorables que début 2020. L’écart de prix sur le segment corporates est passé de 45 pb à plus de 250 pb au plus fort de la crise. Sur la dette souveraine, il est passé de 12 à 70 pb sur la même période.
Quant aux fonds monétaires, ils ont su « faire face à des mouvements de rachats records », a-t-il indiqué. 46 milliards d’euros nets ont été rachetés en mars 2020, soit 13% des actifs des fonds monétaires. Un record atteint en seulement deux semaines. Parmi les raisons avancées : le comportement des sociétés non financières, qui ont jugé les dépôts bancaires plus sûrs et ont anticipé leurs besoins en trésorerie.
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