L’ACPR évalue à 5,4 milliards d’euros les assurances-vie en déshérence
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié ce matin le rapport qu’elle a remis au Parlement concernant les contrats d’assurance-vie en déshérence. Synthétisant l’action de l’autorité en 2014 et 2015, ainsi que la situation du stock non encore réglé, le document souligne que 1,9 milliard d’euros a été retourné l’an dernier aux bénéficiaires par 28 sociétés examinées représentant 90% du marché.
Malgré ces règlements, le superviseur bancaire et assuranciel français estime à environ 5,4 milliards d’euros les capitaux décès et termes restant encore à régler à fin 2015 par les 28 assureurs suivis. « Au-delà de l’apurement nécessaire des stocks de contrats non réglés, l’ACPR est attentive à la pérennisation des dispositifs de traitement des contrats (…) et des nouvelles organisations mises en place qui permettront de garantir que le flux des nouveaux contrats dénoués sera bien réglé aux bénéficiaires », ajoute l’autorité.
Conformément aux dispositions de la loi Eckert du 13 juin 2014 sur les capitaux en déshérence depuis au moins 10 ans, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) enregistrera pour sa part des reversements d’environ 1,3 milliard d’euros au second semestre 2016. Ces derniers seront définitivement acquis par la CDC s’ils n’ont pas été réclamés depuis au moins 30 ans à compter de la date d’échéance du contrat ou de décès de l’assuré. « Les reversements à la CDC devraient fortement baisser les années suivantes », précise l’autorité.
Plus d'articles du même thème
-
La croissance de Korège porte Matmut au premier semestre
L’assureur mutualiste voit son volume d’affaires croître de plus de 45% à 2,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, toutes activités confondues, notamment grâce à la bonne dynamique en épargne-prévoyance et à l’intégration de Korège, l'ex-HSBC vie. -
Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
Parmi les objectifs du prochain plan stratégique 2027-2029 baptisé Growing forward, le déploiement massif de l’IA figure en bonne place. Les enjeux liés sont élevés, autant que les espoirs de l’assureur qui compte sur une mécanique d’industrialisation bien précise pour conquérir de nouvelles parts de marché. -
Santander remporte son appel contre Axa dans l’affaire des polices d’assurance emprunteur
La Cour d'appel de Londres a donné raison à Santander dans son bras de fer judiciaire avec Axa au sujet des assurances emprunteur PPI. Elle infirme ainsi une décision de première instance qui condamnait la banque espagnole à verser quelque 677 millions de livres à l’assureur français.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
OmbreEn vendant le F-35 à l'Arabie Saoudite, Washington risque-t-il de l'offrir à la Chine ?
L’Administration Trump a donné son aval pour la vente de 48 avions furtifs F-35 à Riyad. Ce projet de contrat nourrit les craintes de certains observateurs au sujet des pactes liant l'Arabie saoudite et Pékin -
Démocratie fictiveLégislatives en Russie : quels sont les quatre partis que le Kremlin autorise à concourir ?
Les Russes sont appelés à renouveler la chambre basse de leur Parlement. Au cours de ce scrutin sous tension et sans suspense, le pouvoir exécutif tolère la présence de quatre partis non hostiles à la guerre en Ukraine -
Affaire Renault : Rachida Dati, avocate de son contrat d'avocate
L'ancienne ministre a tenté de justifier sa mission, rémunérée 900 000 euros, par le constructeur automobile. Son interrogatoire se poursuivra lundi 21 septembre