L’accord BNP Paribas aux Etats-Unis est attendu lundi soir
Les détails de l’accord négocié ces derniers mois entre BNP Paribas et les autorités américaines au sujet de transactions en dollars violant les lois des Etats-Unis pourraient être dévoilés ce lundi 30 juin. Les autorités américaines prévoient de communiquer après la clôture de la Bourse américaine, aux alentours de minuit heure française, selon une source proche du dossier. Un calendrier susceptible de changements de dernière minute car l’accord n’est pas encore signé.
La banque plaidera coupable des faits qui lui sont reprochés et devrait verser, selon le New York Times, 8,9 milliards de dollars. Record absolu pour ce type de litiges, ce montant recouvre à la fois une amende et la restitution de profits illicites réalisés grâce à ces transactions avec des pays sous embargo américain comme le Soudan. La banque se verra par ailleurs interdire de compenser des transactions en dollars. Le NYT évoque une période «d’au moins six mois», d’autres sources parlent plutôt de douze mois. L’interdiction ne s’appliquera pas au groupe dans son ensemble, mais uniquement aux activités de financement de matières premières (pétrole et gaz) basées à Paris ainsi qu'à Genève et Singapour, où ont été réalisées les opérations litigieuses. En échappant à une suspension générale, BNP Paribas pourrait ainsi limiter l’impact de la sanction sur ses activités avec la clientèle américaine.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose