La zone euro observe le lent amaigrissement de son secteur bancaire
Le secteur bancaire en zone euro rétrécit. Pour son premier rapport sur les «structures bancaires» publié hier, la Banque centrale européenne a évalué l’impact de la crise financière sur le secteur. Bilan: tous les indicateurs de taille sont orientés à la baisse. Entre 2008 et 2012, le montant des actifs bancaires en zone euro s’est réduit de 12%, à 29.500 milliards d’euros, le gros de l’ajustement s'étant produit en 2009. Le nombre d’institutions de crédit a décliné de 10% à 2.645 sur une base consolidée. Quant aux réseaux d’agences, ils ont enregistré la fermeture en net de plus de 16.000 points de vente, soit près de 9% du total, reflet de la recherche d’économies de la part des établissements de crédit.
Ces chiffres agrégés masquent de grandes différences entre pays de la zone euro. Si la tendance est la même sur tous les marchés, son rythme se révèle logiquement supérieur dans les pays touchés par la crise. Le rapport de la BCE montre aussi que la restructuration du secteur est encore loin d’être achevée. L’Allemagne affiche encore plus de 1.750 institutions de crédit (sur une base non consolidée) en raison du poids des caisses d’épargne, tandis qu’environ 700 banques se disputent le marché italien.
Le poids des secteurs bancaires domestiques rapportés aux PIB nationaux reste par ailleurs très élevé. Il dépasse les 300% en France, deuxième plus gros système de la zone euro derrière l’Allemagne avec 6.800 milliards d’euros d’actifs fin 2012. Il atteint 400% aux Pays-Bas et a même progressé depuis 2008 en Espagne, en raison de la contraction du PIB. Des ratios largement supérieurs aux 72% des Etats-Unis, que la BCE prend soin d’expliquer par le poids de la désintermédiation et du shadow banking outre-Atlantique.
{"title":"","image":"80343»,"legend":"La zone euro observe le lent amaigrissement de son secteur bancaire»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Franck Sabbah monte sa société
L’ancien directeur des ventes internationales de Berenberg entend accompagner les sociétés de gestion dans leur développement en Suisse. -
Tirés par la gestion de fortune, les profits d'UBS ont progressé au troisième trimestre
Le bénéfice net de la banque est toutefois légèrement inférieur aux attentes. Les dirigeants avancent la fin de leur programme de rachats d'actions de 3 milliards de dollars mais continuent à s'inquiéter d'une évolution réglementaire en Suisse. -
Les ventes de Danone dépassent les attentes mais les volumes faiblissent dans plusieurs régions clés
Le groupe a bénéficié d'effets prix favorables alors que ses volumes ont reculé en Europe, en Amérique du Nord et en Chine.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
Tigres, gorilles, ours polaires… 5 safaris extraordinaires et quand partir pour les vivre
Le safari ne se résume plus aux grandes plaines africaines et au traditionnel face-à-face avec le Big Five. Il se vit dans la toundra canadienne avec les ours, au fil de l’eau au Botswana, au cœur des forêts en Ouganda à la rencontre des primates ou sur les traces du tigre dans le centre de l’Inde. Pour observer la faune dans les meilleures conditions, le choix de la saison est déterminant. Amplitudes, spécialiste français du voyage sur mesure haut de gamme, a sélectionné cinq safaris originaux, et livre ses conseils d’experts sur la période à privilégier. -
DiagnosticProgressisme contre illibéralisme : les leçons de Jean-Christophe Cambadélis
Grand défenseur de la social-démocratie, l'ancien dirigeant du PS explique pourquoi le progressisme perd sa centralité et les élections face au national-populisme