La Société Générale finalise le transfert à Accenture de ses back-offices titres
Il ne faudra plus parler de Mikado mais d’APTP, pour Accenture Post-Trade Processing. Le projet d’externalisation des back-offices titres de SG CIB, la banque d’investissement de la Société Générale, est entré hier dans sa phase opérationnelle après plus d’un an de travaux. APTP, la plate-forme promue par Accenture et détenue à 100% par le prestataire, a officiellement démarré ses activités pour le compte de la banque. Le service couvre le règlement-livraison, la tenue de comptes, l’administration et la gestion comptable des titres (actions, obligations, etc.).
Le projet, que la banque avait baptisé en interne Mikado, a pris de longs mois à aboutir en raison du scepticisme des partenaires sociaux. Ceux-ci y voyaient un transfert de personnel et de compétences au bénéfice d’Accenture. Finalement, quelque 250 collaborateurs de la Société Générale dans le monde, dont la moitié en France, ont accepté sur la base du volontariat de rejoindre la nouvelle plate-forme.
Pour SG CIB, le premier objectif est de réaliser des économies et de pouvoir s’adapter à moindre coût aux nouvelles réglementations. Lors d’une présentation aux investisseurs le mois dernier, la Société Générale a cité le transfert de ses back-offices à Accenture parmi les initiatives censées lui faire économiser 900 millions d’euros à horizon 2015, dont un tiers dès cette année. Dans ses réunions internes, en 2012, la banque avait évoqué un gain cumulé sur plusieurs années de 90 à 160 millions d’euros pour le projet APTP, une fourchette qu’elle n’a jamais confirmée publiquement.
Mais la Société Générale n’est que la première pierre de l’édifice. Accenture, qui s’appuie sur un moteur technologique développé par le fournisseur américain Broadridge, entend proposer les services de sa plate-forme de traitement post-marché des titres à d’autres banques en Europe et en Asie-Pacifique. La société de conseil juge que l’impératif de réduction de coûts dans des banques d’investissement structurellement moins rentables poussera à l’industrialisation et à la mutualisation de tâches administratives. Si la Société Générale est la première à avoir franchi le pas avec APTP, d’autres banques françaises auraient regardé le dossier.
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