La Société Générale crée une nouvelle forme de bonus pour ses dirigeants
BNP Paribas avait ouvert la voie en 2011 chez les banques françaises. La Société Générale l’a suivie l’an dernier, en adoptant à son tour un mécanisme d’intéressement à long terme de ses mandataires sociaux. Elle en a livré les détails dans son document de référence 2013, déposé le 4 mars, après en avoir fait approuver le principe lors de son assemblée générale 2012.
Ce plan consiste à verser des actions aux dirigeants, à un horizon de trois ou quatre ans, en fonction de la performance boursière relative de la Société Générale. Celle-ci sera mesurée début 2014 et début 2015 par la progression du total shareholder return (TRS) par rapport à onze banques européennes comparables. Si la condition est à chaque fois remplie, Frédéric Oudéa, le PDG du groupe, toucherait alors 18.750 actions en mars 2015, et autant un an plus tard. La valeur comptable de ces deux tranches d’actions a été fixée à 857.812 euros. Les trois directeurs généraux délégués –Séverin Cabannes, Jean-François Sammarcelli et Bernardo Sanchez Incera– pourraient chacun toucher deux tranches de 12.500 actions, pour une valorisation comptable de 571.876 euros.
Ces mécanismes d’intéressement conditionnel à long terme ont tendance à se diffuser dans les grandes entreprises cotées, d’autant que les stock-options ont perdu de leur attrait. Ils ne remplacent pas la part variable annuelle de la rémunération, qui est elle-même en partie différée et payable en titres. Un conseil d’administration de la Société Générale, mi-mars, doit ainsi déterminer le montant du bonus des quatre mandataires au titre de 2012. Leurs salaires fixes –un million d’euros pour Frédéric Oudéa– resteront inchangés en 2013.
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