La Société Générale crée une nouvelle forme de bonus pour ses dirigeants

Les mandataires sociaux pourront toucher des actions en 2015 et 2016 sous condition. Un mécanisme qui s’ajoute à la part variable annuelle
Alexandre Garabedian

BNP Paribas avait ouvert la voie en 2011 chez les banques françaises. La Société Générale l’a suivie l’an dernier, en adoptant à son tour un mécanisme d’intéressement à long terme de ses mandataires sociaux. Elle en a livré les détails dans son document de référence 2013, déposé le 4 mars, après en avoir fait approuver le principe lors de son assemblée générale 2012.

Ce plan consiste à verser des actions aux dirigeants, à un horizon de trois ou quatre ans, en fonction de la performance boursière relative de la Société Générale. Celle-ci sera mesurée début 2014 et début 2015 par la progression du total shareholder return (TRS) par rapport à onze banques européennes comparables. Si la condition est à chaque fois remplie, Frédéric Oudéa, le PDG du groupe, toucherait alors 18.750 actions en mars 2015, et autant un an plus tard. La valeur comptable de ces deux tranches d’actions a été fixée à 857.812 euros. Les trois directeurs généraux délégués –Séverin Cabannes, Jean-François Sammarcelli et Bernardo Sanchez Incera– pourraient chacun toucher deux tranches de 12.500 actions, pour une valorisation comptable de 571.876 euros.

Ces mécanismes d’intéressement conditionnel à long terme ont tendance à se diffuser dans les grandes entreprises cotées, d’autant que les stock-options ont perdu de leur attrait. Ils ne remplacent pas la part variable annuelle de la rémunération, qui est elle-même en partie différée et payable en titres. Un conseil d’administration de la Société Générale, mi-mars, doit ainsi déterminer le montant du bonus des quatre mandataires au titre de 2012. Leurs salaires fixes –un million d’euros pour Frédéric Oudéa– resteront inchangés en 2013.

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