La Société Générale a trouvé un nouvel acquéreur pour ses activités en Mauritanie
La Société Générale va pouvoir franchir une étape supplémentaire dans son désengagement africain. Le 17 janvier, un consortium formé par Enko Capital et Oronte a annoncé avoir signé un accord en vue de l’acquisition de Société Générale Mauritanie (SGM). Aucun détail financier n’a été dévoilé.
En juin 2023, la banque de La Défense avait annoncé la cession de sa filiale mauritanienne au groupe Coris, mais le projet a échoué quelques mois plus tard, la société panafricaine dirigée par Idrissa Nassa n’ayant pas obtenu le feu vert des autorités mauritaniennes.
Pour mener à bien sa volonté de sortie du pays, la Société Générale s’est ainsi tournée vers de nouveaux acquéreurs. Enko Capital se présente comme une société d’investissement international de référence en Afrique avec plus d’un milliard de dollars de capitaux sous gestion. L’entreprise est dirigée par Alain et Cyrille Nkontchou. De son côté, Oronte est une holding fondée par Bastien Ballouhey, un ancien de la banque française qui avait fondé une banque d’affaires en Mauritanie reprise en 2007 par la Société Générale. Il est président du conseil d’administration de SGM depuis cette opération.
A lire aussi : Le retrait des banques françaises rebat les cartes en Afrique
Sortie d’Afrique
«Fort de cet historique, la transition devrait s’effectuer en toute fluidité, en collaboration étroite avec les équipes dirigeantes de la SGM, garantissant la continuité de la qualité du service, et de la gestion et des performances», indique ainsi le consortium dans son communiqué. Il précise aussi que Bastien Ballouhey, actif en Mauritanie depuis 1999, «bénéficie d’une connaissance approfondie des dynamiques économiques et financières locales», laissant supposer que les chances de succès auprès des autorités du pays seraient plus élevées que pour Coris.
Engagée dans un important recentrage stratégique, la Société Générale a annoncé de nombreuses cessions en Afrique ces derniers trimestres. En septembre, la banque a ainsi indiqué vendre la totalité de sa participation de 57,93% dans sa filiale guinéenne, Société Générale Guinée, au groupe bancaire panafricain Atlantic Financial Group.
Les activités au Bénin, au Togo, en Guinée Equatoriale et au Burkina Faso sont également en cours de cessions. Celles au Congo ont été vendues en décembre 2023 à l’Etat, la filiale tchadienne a été cédée à Coris en janvier 2024, Vista a acquis celle au Mozambique en août. Les activités au Maroc et à Madagascar ont été vendues le mois dernier à Saham et à la Bred, respectivement.
Une fois ce processus bouclé, la Société Générale gardera une présence en Algérie, en Tunisie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun et au Ghana.
Plus d'articles du même thème
-
La directrice financière de HSBC quittera son poste en 2027
Pam Kaur a décidé de ne pas renouveler ses fonctions pour poursuivre d’autres opportunités. Elle assumera un rôle de conseillère auprès du directeur général Georges Elhedery. -
BPCE veut gagner en poids dans l’immobilier
Déjà campée sur de très solides positions dans le marché du crédit à l’habitat, la banque veut accompagner les Français dans l’ensemble de leurs parcours immobiliers. Elle entend aussi soutenir le marché et les acteurs du secteur. -
Les actionnaires d’Intesa Sanpaolo questionnent l’offre sur MPS
En amont de l’assemblée générale du 10 septembre, plusieurs actionnaires d’Intesa Sanpaolo ont demandé des éclaircissements sur les conséquences de l’OPA sur Monte dei Paschi. Parmi leurs interrogations : le prix de l’offre, le contrôle de Generali, l’emploi, les synergies et les dividendes.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Tribune librePhilippe Salle, PDG d'Atos : « La souveraineté numérique doit être bâtie par les entreprises »
La souveraineté numérique ne dépend pas d'une réponse essentiellement politique ou étatique. Ce sont désormais les entreprises qui ont la responsabilité, et le pouvoir, de construire les conditions d'une autonomie technologique concrète. -
Tribune libreBruno Retailleau : « Sur la fiscalité, il faut sortir du gauchisme d'atmosphère »
Dans une tribune à l'Opinion, le candidat LR à l'élection présidentielle promet qu'il « détaxera » s'il est élu à l'Elysée : « le forfait social passera à zéro sur l'intéressement et sur toute participation versée au-delà du minimum légal ». -
L'état de l'EtatGuillaume Larrivé : « Une large majorité d’électeurs veut en finir avec le centrisme combinard »
Dans sa chronique, le vice-président des Républicains estime qu'en mai 2027, les Français voudront eux aussi congédier le syndicat des sortants