La Sfil affiche son optimisme avant son prochain plan stratégique
La Sfil ne cache pas sa satisfaction. Alors que le premier semestre avait été marqué par des écritures comptables ayant amputé les résultats de la première partie de l’année, le deuxième semestre a remis les choses en ordre. La banque publique a publié ce mardi un résultat net de 44 millions d’euros, contre 50 millions en 2019. Hormis une légère augmentation du coût du risque, la plupart des indicateurs globaux de la banques qui finance les collectivités, les hôpitaux, et les crédits à l’exportation, sont en progression.
Même si cette dernière activité a connu un coup d’arrêt en 2020, le produit net bancaire (PNB) augmente de 8,7% à 180 millions d’euros, contre 166 millions en 2019. Le coefficient d’exploitation, mesuré par le ratio des charges sur les produits de la banque, apparaît meilleur que l’année précédente, à 63,1%. Enfin, son ratio de fonds propres durs (CET1) passe de 24,4% en 2009 à 29,4% en 2020. «Nous avons dépassé tous les objectifs que nous nous étions fixés pour notre plan 2016-2021», a déclaré à L’Agefi Philippe Mills, le directeur général de la Sfil. Ces résultats serviront maintenant de point de départ pour le prochain plan stratégique que la société doit présenter au printemps.
Redémarrage en vue
Pour 2021, la société s’attend à un rapide redémarrage, après un début d’année modéré. «A moyen terme, les demandes d’emprunts des collectivités vont augmenter. Elles ont finalement relativement peu souffert de la crise sanitaire et elles vont pouvoir investir», anticipe Philippe Mills. Même optimisme du côté des hôpitaux. «La contractualisation entre ARS et hôpitaux devrait permettre une mise en œuvre active du plan hôpital à partir de fin 2021. Nous nous attendons à une forte hausse de cette activité, sur le moyen terme», explique Philippe Mills.
Sur le crédit export, la Sfil se veut aussi optimiste. Si très peu de grands contrats ont été signés en 2020, la situation pourrait rapidement se redresser. «Nous voyons déjà les prémices d’un rebond, avec le retour de secteurs, comme l’aéronautique, qui n’avaient plus recours au crédit à l’exportation depuis plus de dix ans». Même sur le secteur des croisières, particulièrement touché, «grâce aux campagnes de vaccination, le scénario le plus central paraît être une reprise progressive aux Etats-Unis et en Asie», déclare Philippe Mills.
Confiance sur le projet de réforme comptable
Enfin, concernant les risques que le projet de réforme comptable baptisé DRM (dynamic risk management) entraîne un impact de 2,4 milliards d‘euros sur les fonds propres du groupe, le directeur général se veut confiant, estimant qu’«il s’agit de discussions très anciennes, ce projet est loin d’être défini précisément voire adopté. Mais, si c’était le cas, nous sommes confiants sur le fait que la transition se ferait de manière très progressive».
Plus d'articles du même thème
-
L'activité manufacturière dans la zone euro a continué d'augmenter en octobre
L'indice PMI du secteur manufacturier de la zone euro s'est établi à 52,7 le mois dernier. -
Eurazeo décroche la gestion d'un véhicule en faveur de la biodiversité, sous parrainage royal britannique
Le gérant français s’associe à la Sustainable Markets Initiative, organisation de référence du secteur privé fondée par le roi Charles III, et à Bank of America, pour créer la Lighthouse Initiative. -
Le marché suisse des fonds se rapproche des 2.000 milliards de francs suisses d’encours
Le marché helvétique a collecté à fin septembre 2026 plus de 32 milliards de francs suisses depuis le début de l’année, selon l’Association de la gestion d’actifs suisse (Amas).
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
Contenu de nos partenaires
-
IdentitésInventer un nouvel Occident
Le diagnostic d'Emmanuel Todd est radical : l'Occident aurait perdu les fondements sociaux, culturels et moraux de sa puissance. La défaite précéderait la dislocation -
L'impeachment, la grande question qui attend les démocrates après les midterms
A la veille des midterms, le Parti démocrate est attendu au tournant par ses électeurs : une large part exige la destitution de Donald Trump. Mais élus et candidats sont frileux -
Tribune libreL’étrange défaite de l’Etat français : quand les moyens ne font pas l’efficacité
Au fil des années, nous avons laissé grandir un Léviathan bureaucratique toujours plus complexe, sans véritablement l’adapter aux défis contemporains