La santé des réassureurs préservée en dépit des dernières catastrophes naturelles
Après un début d’année particulièrement marqué en termes de catastrophes naturelles, les réassureurs font les comptes. Alors que Munich Re a estimé le coût du tremblement de terre au Chili entre 3 et 5 milliards d’euros pour le secteur et celui de la tempête Xynthia entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros, ces événements ne devraient toutefois pas générer d’impact significatif pour l’ensemble des réassureurs.
«La solidité des réassureurs n’est pas remise en cause», relève un analyste. Par ailleurs, «Il faudrait un plus gros événement pour voir un renversement de la tendance à un fléchissement des prix», estiment les analystes de Vontobel. «Le tremblement de terre au Chili apparaît nettement plus significatif (que Xynthia). Mais cet événement n’est pas de nature à avoir des répercussions sur l’ensemble du secteur», renchérit Helvea. «Le Chili, avec 1,7 milliard de dollars en assurance non vie en 2008, reste un petit marché», souligne un professionnel qui compare ce montant aux 485 milliards d’euros du marché américain.
Scor a ainsi indiqué prévoir un coût global des catastrophes naturelles intervenues depuis le début de l’année, incluant le séisme à Haïti, de 157 millions d’euros. Cela correspond «à 4,9% de ratio combiné annualisé», selon Raymond James, qui souligne que ceci ne «remet en cause ni la solvabilité du groupe, ni sa capacité bénéficiaire estimée entre 90 et 100 millions d’euros par trimestre». Munich Re, qui estime ses coûts à 500 millions d’euros, prévoit un impact de 6,5% sur son ratio combiné en 2010.
Hannover Re, dont les coûts ont été évalués à 225 millions, estime enfin que son «objectif d’un rendement sur capitaux d’au moins 15% n’est pas en danger, malgré les récentes catastrophes naturelles».
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