La probabilité d’une mise en Bourse de l’assurance d’ING diminue
La mise en Bourse des activités d’assurance d’ING n’est pas imminente. «Ce n’est pas le bon moment pour réaliser une IPO. Les marchés ne sont pas réceptifs. Peut-être le seront-ils plus à l’avenir», a reconnu hier le directeur général de la banque néerlandaise, Jan Hommen. Le groupe, qui s’est engagé à se séparer d’ici à fin 2013 de son portefeuille d’assurance, d’un montant de 19 milliards d’euros, en contrepartie de l’aide reçue de la part de l’Etat pendant la crise, semble aujourd’hui privilégier une cession de gré à gré. «Nous ne pouvons pas interdire aux gens de nous appeler. Ils le font et nous parlons avec eux», a d’ailleurs reconnu le directeur général. Récemment, Delta Loyd s’est déclaré intéressé par les assurances d’ING. Fin juillet, ING a déjà cédé l’essentiel de ses activités d’assurance en Amérique latine au colombien GrupoSura pour un montant de 2,6 milliards d’euros.
La conclusion de cette opération parachèverait le plan de remboursement des dettes du groupe. La banque doit toujours restituer 4,5 milliards d’euros à l’Etat néerlandais après avoir reçu une aide publique de 10 milliards en 2008, au moment de la crise financière. ING, qui a notamment vendu en juin sa filiale de banque en ligne aux Etats-Unis, ING Direct USA, à Capital One pour 9 milliards de dollars, puis sa division de location automobile de longue durée, a dit qu’il comptait avoir remboursé l’Etat en intégralité d’ici à mai 2012.
En attendant, la banque néerlandaise a agréablement surpris les investisseurs hier en publiant des résultats semestriels meilleurs que prévu, malgré une dépréciation de 310 millions d’euros sur la dette souveraine grecque qu’il détient. ING possédait environ 1,4 milliard d’euros de titres souverains grecs à fin mars. Le résultat net a bondi de 24,4% sur la période, à 1,5 milliard d’euros, grâce justement au solide rétablissement des bénéfices de sa division d’assurance. Le consensus s’était arrêté à 1,3 milliard d’euros.
La direction du bancassureur reste néanmoins sur ses gardes. Elle a précisé que le groupe ne versera pas d’acompte sur dividende, conformément aux attentes des analystes, évoquant un environnement financier incertain, des «exigences réglementaires croissantes» et la nécessité de rembourser l’aide reçue de l’Etat néerlandais.
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