La poste japonaise s’oriente vers une triple cotation
Le gouvernement a annoncé le 26 décembre que les activités bancaires et d’assurances seraient notamment introduites en Bourse séparément.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Landrot
L’année qui s’ouvre sera le théâtre de l’introduction en Bourse de Japan Post, l’une des plus importantes institutions financières du monde. L’annonce a été faite à l’occasion d’une conférence de presse le 26 décembre. Plus précisément, l’opération est programmée pour le second semestre de l’exercice fiscal 2015-2016.
Mais au lieu de coter l’entité d’un bloc comme cela avait un temps été envisagé, le gouvernement nippon privilégie la cotation séparée de la holding du groupe, de l’activité bancaire et de l’activité d’assurance, confirmant des rumeurs insistantes des jours précédents. La banque et l’assurance génèrent 90% des bénéfices de Japan Post.
Le président du groupe Taizo Nishimuro a déclaré qu’il n'était pas en mesure à ce stade d'évoquer la taille de l’opération, dont le produit devra financer la reconstruction des zones sinistrées par le tsumani et la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. Japan Post, qui dispose d’un réseau de plus de 20.000 bureaux, est le premier acteur de la banque et de l’assurance dans l’archipel. Le groupe détenait au total à fin juin 292.000 milliards de yens d’actifs.
L’ancien ministre de la Réforme postale Mikio Shimoji indiquait en 2012 qu’une opération en plusieurs tranches pourrait au total rapporter 4.000 milliards de yens (27 milliards d’euros). Mais le gouvernement a visiblement pris en compte le risque de déstabilisation du marché face à l’arrivée massive de titres, soulevé par plusieurs intervenants. Plus récemment, un montant de 1.000 milliards de yens avait été évoqué par la presse de l’Archipel. Taizo Nishimuro a indiqué que les participations du groupe dans les filiales de banque et d’assurance pourraient à terme descendre à 50%.
Réaliser plusieurs opérations est «le meilleur moyen de s’assurer d’une valorisation juste», a indiqué Taizo Nishimuro – il s’agit notamment de limiter le risque d’une possible décote de holding. A l’occasion de l’introduction de ses deux filiales, Japan Post Holdings aurait reçu l’accord du gouvernement de pouvoir utiliser une fraction du produit de la vente pour acquérir une partie de ses propres titres directement auprès de l’Etat, afin de soutenir son cours, indiquaient la semaine dernière des sources citées par Reuters.
Quelles qu’en soient les modalités, l’introduction en Bourse de Japan Post sera la cotation la plus importante d’une entreprise publique japonaise depuis une vingtaine d’années.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides