La médiation de la FBF attire de plus en plus de clients mécontents
Quelques banques considèrent que dès qu’un client est en surendettement, il n’a plus droit à rien». L’auteur de cette pique n’est pas une association de consommateurs, mais le médiateur de la Fédération bancaire française (FBF). Nommé en février 2012, Paul Loridant n’a pas mâché ses mots hier, à l’occasion de son premier bilan annuel.
Sans prendre systématiquement la défense des clients, le médiateur relève des points de blocage fréquents dans la renégociation des crédits, l’assurance emprunteur, les successions ou encore les taux bonifiés et offres de parrainage des banques en ligne. Les affaires liées aux cartes de paiement concentrent particulièrement ses critiques. Si elles ne sont pas les plus nombreuses, elles sont les plus complexes car elles impliquent le consommateur, le commerçant, leurs deux banques, et parfois un usurpateur de coordonnées bancaires. «Je veux qu’on clarifie les choses: en cas de litige certaines banques remboursent le client, d’autres pas», indique Paul Loridant,qui fut directeur adjoint de la Banque de France et sénateur divers gauche.
Réservé aux particuliers, le service de médiation de la FBF a reçu l’an dernier 2.545 courriers, un chiffre en hausse de 40 % pour la deuxième année consécutive. «C’est la répercussion de la crise économique et financière, estime Paul Loridant. Les clients sont beaucoup plus attentifs aux commissions et diverses prestations» des banques. Le relevé annuel des frais désormais envoyé aux clients a sans doute joué, tout comme l’adhésion de cinq caisses d’Epargne, qui utilisent depuis fin 2011 le service de médiation de la FBF. Avec les établissements en ligne (BforBank, Boursorama, ING Direct, etc.) et cinq caisses régionales du Crédit Agricole, elles concentrent 70% des dossiers traités.
Le reste de 120 établissements qui utilisent le service de médiation de la FBF sont des petites banques ou filiales de groupes étrangers. Les autres ont des médiateurs internes.
30 % des courriers reçus l’an dernier par l'équipe de Paul Loridant n'étaient pas de son ressort et 20% supplémentaires, qui concernent les banques adhérentes, n’étaient pas éligibles à la médiation. Sur les 1.233 restants, 34 ont fait l’objet d’une proposition de règlement amiable, contre 6 en 2011, et 22 ont donné lieu à un accord de médiation. 564 autres dossiers ont aussi été résolus en amont : alerter le médiateur suffit parfois à débloquer la situation avec son banquier.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran