La Maif se dit en ordre de marche dans l’avancée de son plan stratégique
La Maif s’est dit en ordre de marche sur son plan stratégique 2009-2015. Sur la réorganisation du réseau, qui consiste à tourner les délégations départementales exclusivement vers l’accueil physique en parallèle de plates-formes téléphoniques gérant des domaines tels que la gestion des sinistres, «le déploiement sera lancé à l’automne, où l’accueil des nouvelles entités va débuter à Rennes et à Bordeaux», a indiqué Pascal Demurger, directeur de la Maif. Une fois déployée, cette réorganisation devrait générer une économie annuelle de 100 millions d’euros.
Sur les partenariats, l’un des autres axes prioritaires, «nous avons décidé de renforcer l’alliance, qui existe de longue date, avec la MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale). L’idée est d’ouvrir des projets communs sur la prévoyance et la dépendance», a expliqué le dirigeant, l’objectif affiché étant d’aboutir à des propositions concrètes d’ici deux ans. Des partenariats en assurance dommages avec les mutuelles composant le pôle Istya, dont fait partie la MGEN, pourraient être créés. «Il existe des perspectives prometteuses avec certaines de ces mutuelles», a estimé Roger Belot, président de la Maif.
La recherche de synergies se poursuit parallèlement au sein de Sferen, pôle regroupant la Macif, la Maif et la Matmut. «Nous espérons aboutir à la constitution d’un réseau commun de réparateurs agréés en 2013», a déclaré Pascal Demurger.
Sur 2011, la Maif a enregistré un recul de 1,5% de son chiffre d’affaires, à 3,1 milliards d’euros, en raison de la baisse de la collecte en assurance vie. «La collecte nette a reculé de plus de 60% à 150 millions d’euros», a expliqué Pascal Demurger, ajoutant que cette tendance négative se poursuivait sur 2012.
Si le chiffre d’affaires en assurance vie a reculé de 18% à 644 millions d’euros, le cœur d’activité de la Maif, l’assurance dommage, a crû de 4% à 2,5 milliards d’euros. Le résultat consolidé s’est établi à 51 millions d’euros, contre 19 millions un an plus tôt. «Les pertes liées à la Grèce se sont chiffrées à 120 millions d’euros», a indiqué le dirigeant. «Ce résultat correspond à ce dont la Maif a besoin pour maintenir le taux de couverture de l’exigence de marge de solvabilité», a-t-il poursuivi. La marge ajustée (hors plus-value latente) s’établissait à 215% à fin 2011.
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