La Macif s’estime en ordre de marche pour son plan 2015
L’assureur mutualiste a doublé son résultat net en 2012. Il prendra une décision quant à l’avenir de sa filiale portugaise d’ici à l’été
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Antoine Landrot
Cinq mois après avoir annoncé un plan stratégique de trois ans, Jean-Marc Raby, nommé directeur général de la Macif il y a tout juste un an, a qualifié l’exercice 2012 d’«année de transition». D’un point de vue comptable, l’objectif d’atteindre 130 millions d’euros de résultats net en 2015 est quasiment atteint puisque l’assureur mutualiste affiche un bénéfice de 125 millions – contre 60,4 millions un an plus tôt suite aux pertes enregistrées par sa filiale Macifilia.
La rentabilité de l’assureur a été soutenue par le redressement des marchés financiers l’année dernière. D’autre part, la rentabilité technique du groupe s’est améliorée en assurance dommages (IARD): le ratio combiné passe de 106,8% à 104,3%, pour un objectif sous les 100% en 2015. Le dossier de la structure Macifilia, spécialisée dans le risque d’entreprise, est désormais clos. Alors que ses déboires avaient coûté 100 millions d’euros en 2011, le processus de nettoyage a conduit à une perte technique de 15 millions d’euros en 2012, dont près de 7 millions pour Idmacif – la filiale de distribution en ligne dont une partie des contrats avait été souscrite via Macifilia.
Autre dossier en phase de résolution, celui de la filiale portugaise. «Une gestion technique rigoureuse a permis de réduire ses pertes à 4 millions», indique Jean-Marc Raby, contre 18 millions en 2011. Une décision quant à son avenir sera prise avant l’été.
En revanche, la Macif est encore loin de son objectif de chiffre d’affaires, fixé à 7 milliards d’euros: ce dernier accuse un tassement de 3,6% à 5,46 milliards d’euros. «Le chiffre d’affaires a reculé en raison d’une baisse d’activité en assurance vie, mais nous sommes restés investisseurs nets dans un marché français qui a décollecté de 3 milliards», souligne Jean-Marc Raby. La collecte nette de la Macif atteint en effet 238 millions d’euros, pour 17,3 milliards d’encours sous gestion (+3,8%).
Si les revenus en IARD, son métier historique, stagnent à 3 milliards d’euros, la prévoyance santé progresse de 8,1% à 589 millions. Le mutualiste veut équiper davantage de sociétaires de la Macif (seuls 8% d’entre eux ont souscrit à un contrat santé) et mener des projets de croissance externe, notamment dans l’assurance collective. Après la MNFCT et la mutuelle d’IBM, la Macif devrait prochainement annoncer un accord avec une «très grosse» mutuelle d’entreprise dans l’industrie.
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