La Macif relance son offre santé individuelle dans un contexte défavorable
Après deux ans de travaux, la Macif a présenté hier sa nouvelle complémentaire santé individuelle. Une nécessité pour dépoussiérer la précédente formule, vieille de 10 ans. Un défi aussi, alors que l’accord sur la sécurisation de l’emploi signé mi-janvier prévoit d’équiper tous les salariés d’une assurance collective d’ici au 1er janvier 2016.
Du coup, «dans l’individuel où nous avons une part de marché de 2,4%, nous devons re-réfléchir au taux à atteindre en 2015 compte tenu des mouvements entre complémentaires individuelles et collectives», concède Catherine Touvrey, directrice générale de Macif-Mutualité qui évoque une «rupture de marché extrêmement importante». L’enjeu est capital pour sa maison mère qui a fait de la santé-prévoyance l’un de ses principaux relais de croissance à horizon 2015, selon la feuille de route présentée le mois dernier par Jean-Marc Raby, nouveau directeur général de la Macif.
Les contrats santé individuels de Macif-Mutualité totalisaient 285 millions d’euros de cotisations fin 2011, contre 96 millions en collectif (prévoyance incluse). Sur les 4,8 millions de sociétaires du groupe, «10% sont adhérents santé. Il nous reste à équiper 1,4 million de sociétaires qui sont aujourd’hui chez nos concurrents (en individuel, NDLR)», explique Jacques Chemarin, président de Macif-Mutualité.
En attendant la généralisation des contrats d’entreprise, et pour assurer les non salariés (retraités, professions indépendantes, etc), la Macif propose 11 niveaux de garanties contre quatre auparavant. Sa formule de base comprend la médecine de ville, les soins dentaires et l’hospitalisation, mais pas l’optique. Autre nouveauté, les frais de gestion sont répartis formule par formule: les adhérents d’entrée de gamme ne paieront pas pour les gros clients, plus aisés mais aussi plus consommateurs de soins. La Macif se défend toutefois de «démutualiser» son offre.
Sur le front de l’assurance collective, le groupe veut participer à la consolidation du secteur en proposant ses services à des mutuelles de branche ou d’entreprise, à l’instar de celle d’IBM depuis l’an dernier. Elle compte aussi sur le partenariat monté en 2011 avec AG2R-La Mondiale. Leur institution de prévoyance commune, qui vise 170 millions de revenus en 2016, a déjà atteint 50 millions l’an dernier. Fin 2013, leur réseau de tiers payant regroupera 3 millions d’adhérents.
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