La fintech française entend donner de la voix
L’union fait la force chez les fintechs française. Le secteur a décidé de se doter d’un porte-voix auprès des pouvoirs publics et des autres acteurs de la finance en créant son association professionnelle, France FinTech. Elle a «vocation à accueillir l’ensemble des entreprises utilisant des modèles opérationnels, technologiques ou économiques innovants et disruptifs, visant à traiter des problématiques existantes ou émergentes de l’industrie des services financiers», indique un communiqué.
L’association compte 36 membres fondateurs. On y trouve des acteurs du financement participatif (Lendix, Prêt d’Union...), du secteur des paiements électroniques (Leetchi) ou encore de l'épargne en ligne (Advize, Anatec...). Elle sera animée par un comité directeur de sept membres, dont son président, Alain Clot, l’ancien patron de Sgam, aujourd’hui à la tête de la place de marché The Assets.
Le poids des start-up numériques de la finance en France reste loin de celui atteint aux Etats-Unis et à Londres. France FinTech met en avant la double compétence française en finance et en mathématiques. Encore faut-il pouvoir exploiter ces talents dans le pays. La plus grosse success story du crowdfunding, LendingClub, œuvre du Français Renaud Laplanche, est née dans la Silicon Valley. La faiblesse du capital-développement en France, comparé aux marchés américain et britannique, rend difficiles les deuxièmes levées de fonds des start-up au-delà du cercle des proches. Et la fiscalité reste pénalisante.
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