La finance parallèle pose moins de risques systémiques
Les autorités de régulation financière ont assuré lundi avoir remporté une victoire partielle dans leurs efforts pour assainir certains des pans les plus problématiques du système financier. Dans un rapport préparé pour le sommet du G20 qui se tiendra à Hambourg à la fin de la semaine, le Conseil de stabilité financière (FSB) indique qu’une grande partie des activités liées au «système bancaire parallèle» (shadow banking), qui ont constitué un rouage essentiel de la crise financière de 2008, ne constituent plus une menace pour la stabilité financière. Le FSB mentionne les réformes qui ont rendu les fonds monétaires plus sûrs, les mesures prises pour empêcher les banques d’utiliser des structures hors bilan pour y loger leurs actifs douteux ou encore le moindre recours à des opérations de titrisation complexes.
«Les formes toxiques de finance parallèle qui se trouvaient au cœur de la crise ne représentent plus une menace pour la stabilité financière mondiale», a déclaré le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, qui préside le FSB.
Le FSB souligne cependant que le système bancaire parallèle - dont il a du mal à apprécier la taille - évolue constamment et que les autorités de régulation doivent rester vigilantes pour détecter les nouveaux risques qui pourraient émerger. Il reste du travail ainsi à accomplir pour rendre le système financier plus sûr, affirme le FSB dans son rapport. L’organisme cite une application inégale au niveau mondial des nouvelles règles sur les fonds propres et les liquidités des banques, ainsi que la nécessité d’achever les réformes sur la résolution ordonnée des défaillances des établissements bancaires internationaux d’importance systémique.
Céder à la «lassitude des réformes» dans la sphère financière risque de provoquer une fragmentation des marchés mondiaux, ainsi qu’une augmentation des coûts de financement, et de nuire à la croissance économique, a par ailleurs prévenu le président du Conseil de stabilité financière. Dans un courrier aux dirigeants du G20, Mark Carney écrit que des «progrès immenses» ont été réalisés afin de rendre les banques plus sûres mais il prévient que des «risques émergents» demeurent et ne doivent pas rester incontrôlés.
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