La filiale américaine de Generali suscite l’intérêt de Munich Re
Generali, qui a engagé une révision de son portefeuille d’activités, aurait reçu des marques d’intérêt sur deux de ses divisions. Le réassureur allemand Munich Re se pencherait ainsi sur la reprise de Generali USA Life Reassurance, filiale américaine de l’assureur italien, sans avoir toutefois déposé une offre formelle, selon le quotidien italien Il Messaggero.
Alors que Munich Re et Generali se refusent à tout commentaire, cette information ne constitue pas une réelle surprise. Plusieurs acteurs du secteur, incluant également Zurich Insurance, Swiss Re, Scor, Hannover Re, RGA et Everest, ont déjà tourné par le passé autour de cette filiale, soulignent des sources bancaires citées par Reuters.
La banque privée suisse de Generali, BSI, aurait parallèlement suscité des marques d’intérêt de la part de deux fonds souverains singapouriens, Temasek Government of Singapore Investment Corporation (GIC), toujours selon la presse italienne.
Generali pourrait toutefois être amené à revoir ses ambitions à la baisse. L’assureur italien espérerait retirer entre 800 millions de dollars (637 millions d’euros) et un milliard de dollars de la cession de sa division américaine et environ deux milliards d’euros pour BSI. «Ces montants se révèlent très optimistes», estime un analyste, qui juge plus réaliste un prix entre 600 et 700 millions de dollars pour Generali USA Life Reassurance.
Dans le contexte actuel, les candidats potentiels à la reprise de BSI, incluant HSBC, Mitsui Sumimoto, Mizuho, Wells Fargo, Credit Suisse et UBS, risquent de se montrer réticents à payer un tel montant pour la banque suisse, en dépit de la qualité de son activité, selon les sources bancaires citées par Reuters. Generali a mandaté Citigroup sur la cession de sa division américaine, ainsi que JPMorgan et Mediobanca sur la vente de BSI.
L’assureur italien, dirigé par Mario Greco après l’éviction en juin de Giovanni Perissinotto, doit annoncer un nouveau plan stratégique dans les prochains mois. Selon plusieurs analystes, l’assureur italien aurait besoin de quelque 5,5 milliards d’euros en vue de renforcer ses réserves et se conformer aux exigences réglementaires de Solvabilité 2.
Outre ses entités américaine et suisse, Generali pourrait également se délester d’autres actifs non stratégiques, dans des pays tels que l’Irlande ou l’Autriche.
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