La dépréciation sur Smith Barney fait plonger les bénéfices de Citi
La contre-performance n’est qu’apparente. Le résultat net de Citigroup a dégringolé de 87,5% au troisième trimestre 2012, par rapport au troisième trimestre de l’année précédente, pour s’établir à 468 millions de dollars.
Mais la banque américaine a dû passer une dépréciation de 4,7 milliards de dollars avant impôt (2,9 milliards nets) suite à la cession de sa participation de 49% dans la coentreprise de courtage Morgan Stanley Smith Barney (MSSB).
En effet, après de longs mois de débats avec Morgan Stanley relatif à la valorisation de la filiale, les deux partenaires sont parvenus à s’entendre début septembre. Si la transaction se déroule en deux temps (transfert immédiat d’un bloc de 14% à Morgan Stanley, puis du solde au plus tard le 1er juin 2015), l’intégralité de la dépréciation a été passée ce trimestre.
L’effet comptable ayant déjà été chiffré, il n’y a pas eu d’effet de surprise. Le marché a en revanche salué les résultats sous-jacents de la banque dans plusieurs pans d’activité. Débarrassé de ses éléments exceptionnels, le bénéfice atteint 3,27 milliards de dollars et progresse de 27% par rapport au résultat ajusté publié un an plus tôt.
Plus précisément, le bénéfice net du pôle securities and banking, qui regroupe les métiers de banque de financement et d’investissement et la banque privée, s’est envolé de 67% (à 1,62 milliard de dollars). En effet, dans un contexte de stabilisation des marchés financiers au troisième trimestre après un premier semestre agité, les revenus des activités de marché ont connu une croissance vigoureuse: +76% dans les actions (à 510 millions) et +63% sur les taux (à 3,7 milliards). Bémol de taille, l’activité de financement s’est effondrée (-81% à 194 millions) en raison des incertitudes macro-économiques.
La progression aurait pu être encore plus franche sans une perte de 799 millions de dollars liée à l’évaluation du risque de contreparties sur produits dérivés (Credit Valuation Adjustment), consécutive à l’amélioration des spreads de crédit de Citigroup. Un an plus tôt, le CVA avait au contraire généré 1,89 milliard de dollars de gains exceptionnels.
Banque universelle, Citigroup a également amélioré ses performances dans ses réseaux. Aux Etats-Unis, leur bénéfice a progressé de 18%, à 1,3 milliard de dollars, grâce à un redémarrage des prêts aux particuliers et une décrue des pertes sur crédits.
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