La demande de crédit plonge en zone euro
Les prêts à trois ans (LTRO) offerts par la Banque centrale européenne (BCE) en décembre et février dernier ont partiellement porté leurs fruits sur le crédit aux entreprises et aux ménages.
Selon l’enquête trimestrielle réalisée par l’institution entre le 23 mars et le 5 avril dernier auprès de 131 établissements, les banques sont nettement moins nombreuses que le trimestre dernier à faire état d’un durcissement des conditions de crédit dans la zone euro.
«Le sondage d’aujourd’hui montre que le pire de la crise du secteur bancaire de la zone euro est peut-être passé et confirme que les mesures non conventionnelles de la BCE ont clairement diminué le risque d’effondrement du crédit», se réjouit Marco Valli, chef économiste chez UniCredit. Ainsi la différence entre la part des banques qui témoignent d’un durcissement des conditions d’octroi de prêts et celles qui constatent un assouplissement (pourcentage net) est passée de 35% lors de la dernière enquête à 9% aujourd’hui.
La tendance est la même pour les prêts aux ménages, même si elle est moins marquée. Le pourcentage net des banques déclarant un durcissement est tombé de 29% à 17%.
D’après la BCE, «cette chute est beaucoup plus importante que celle anticipée par les sondés lors de la dernière enquête et est essentiellement le reflet de moindres pressions sur les coûts de financement et la restructuration du bilan». Le pourcentage net des banques invoquant des conditions de marché difficiles est passé de 28% à 8%. Celui des établissements se disant inquiets de leur liquidité a chuté de 27 à 2%.
En revanche, un nombre beaucoup plus important de banques ont fait état d’une baisse de la demande de crédit des entreprises. Le pourcentage net est passé à -30% contre -5%.
La demande des ménages a également baissé à -43% contre -27% pour les achats de maison et à -26% contre -16% pour le crédit à la consommation. «La demande de crédit dans la zone euro a tendance à être en retard par rapport au cycle économique”, relativise Marco Valli.
Pour les analystes de Credit Suisse, la baisse de la demande des entreprises confirme les prévisions de rechute de l'économie début 2012. «Mais l’espoir est que le pire soit derrière nous» car pour le deuxième trimestre, les banques attendent une augmentation de la demande des entreprises et une moindre baisse de la demande des particuliers.
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