La CDC veut numériser le financement des territoires avec Capveriant
C’est un des pans de la finance qui n’avait pas encore été submergé par la vague numérique. Hier, la Banque des Territoires, du groupe Caisse des Dépôts (CDC), a annoncé avoir pris une participation de 28,5% dans la fintech Capveriant, une plate-forme d’appel d’offres pour le financement du secteur public local.
La société s’attèle donc à mettre en relation des emprunteurs publics et assimilés, dont les hôpitaux, avec des investisseurs institutionnels et des banques. Avant cette prise de participation, la société était une filiale à 100% de Deutsche Pfandbriefbank (pbb), une banque allemande spécialisée dans le financement de l’immobilier commercial et des investissements publics en Europe et aux États-Unis. La Banque des Territoires et pbb n’ont pas tenu à dévoiler les conditions financières de cette transaction.
En proposant des services digitaux, la fintech veut faciliter et optimiser le financement des collectivités locales. Elle leur permet d’élargir la palette de leurs financeurs en passant par une plateforme où elles peuvent consulter en toute transparence les différentes offres de financement. «Les collectivités locales travaillent principalement avec les banquiers qu’elles connaissent», a déclaré Olivier Sichel, directeur de la Banque des Territoires lors d’une conférence de presse. «Passer par une plate-forme simplifiera leurs process et rendra leur financement plus efficient», a-t-il assuré. Du côté des investisseurs, cette plate-forme peut leur permettre une meilleure allocation de leurs actifs, y compris à l’international.
Partenaire actif
La Banque des Territoires ne compte pas rester un investisseur dormant. Capveriant répond d’ailleurs à une des missions de la banque française, à savoir «accélérer la digitalisation des acteurs publics locaux». «La transition numérique de tous les acteurs de notre économie est toujours un enjeu majeur pour la France», souligne Olivier Sichel. De son côté Deutsche Pfandbriefbank pourra s’appuyer sur la notoriété de son nouvel actionnaire dans les territoires français, pour se développer sur un nouveau marché. Son implantation pourra être d’autant plus profonde que le caractère numérique de son offre lui permet de la proposer aux collectivités de toute taille, y compris les plus petites.
Plus d'articles du même thème
-
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts. -
L’Italie veut instaurer l'exit tax pour retenir les millionnaires
Calquée sur le modèle français avec quelques nuances, la proposition de taxe concerne les titulaires d’un patrimoine financier supérieur à 800.000 euros qui seraient tentés par un départ de la Grande Botte.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit -
ConcessionSous pression, Londres révise quelques règles de son immigration au mérite
Le gouvernement travailliste cherche à contrôler l'immigration, après la vague d'arrivées légales consécutive au Brexit