La BFI pénalise le Crédit Agricole
Crédit Agricole SA a annoncé ce jeudi matin une perte nette plus lourde qu’attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d’euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI). D’après le consensus établi par la rédaction de Reuters, les analystes tablaient en moyenne sur une perte de 2,7 milliards d’euros.
La banque, véhicule coté du groupe Crédit Agricole, indique dans un communiqué avoir passé une nouvelle provision sur la dette publique grecque, de 220 millions d’euros, portant la décote sur la dette publique de ce pays à 74%, contre 75% pour BNP Paribas et la Société Générale.
Sur les trois derniers mois de 2011, ses provisions ont dans l’ensemble été multipliées par 2,5, tandis que son produit net bancaire a augmenté de 4%. Comme annoncé en décembre, le Crédit Agricole a enregistré pour 2,5 milliards d’euros de dépréciations au dernier trimestre 2011. La banque précise également qu’en dehors de ces dépréciations, les coûts de restructuration se sont élevés à 482 millions d’euros.
«Le produit net bancaire a été impacté de 258 millions d’euros en banque de financement et d’investissement en raison des cessions de portefeuilles», souligne-t-elle.
Pour l’ensemble pour l’exercice 2011, la banque tombe dans le rouge avec une perte nette de 1,47 milliard d’euros. Pris dans son ensemble, le groupe Crédit Agricole affiche toutefois un bénéfice net de 812 millions d’euros, qui se compare à des bénéfices de 6 milliards d’euros pour BNP Paribas et de 2,4 milliards pour la Société Générale.
A l’image de nombreux autres établissements, le Crédit Agricole, déjà empêtré dans les difficultés de sa filiale grecque Emporiki, a lancé une restructuration de sa BFI qui se traduira notamment par la suppression de plus de 1.700 postes.
A la Bourse de Paris, l’action Crédit Agricole a terminé hier mercredi en baisse de 3,76% à 5,01 euros. Le titre a néanmoins gagné près de 15% depuis le début de l’année après avoir plongé de plus de 50% en 2011.
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