La banque italienne UniCredit réfléchit à son refinancement pour 2012
Après avoir déjà couvert 85% des 32 milliards d’euros de ses besoins de refinancement pour 2011, UniCredit envisage de commencer dès cette année son programme de refinancement pour 2012 «si des opportunités se présentent». La première banque italienne devra en effet refinancer 32,1 milliards d’euros l’an prochain, selon Bloomberg, et les craintes des investisseurs liée à la dette de l’Italie et à l’exposition de ses banques semble l’inciter à prendre de l’avance.
«Nous travaillons sur un nouveau plan stratégique qui sera présenté dans la dernière partie de l’année», a déclaré hier l’administrateur délégué de la banque, Federico Ghizzoni en conférence téléphonique. Il a ajouté qu’il n’excluait pas de vendre des actifs, une possibilité qui sera prise en compte dans l’élaboration du plan dont l’objectif est «l’optimisation du capital». UniCredit étant la seule banque italienne à avoir passé les stress tests sans augmentation de capital préalable, une telle décision aurait évidemment l’avantage de dégager des liquidités.
Si la question du refinancement reste sensible, la banque a rassuré et même surpris le marché par ses résultats. Son bénéfice net part du groupe a plus que triplé au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente, à 511 millions d’euros. Ces chiffres ont battu toutes les attentes en dépit d’une dépréciation de 105 millions d’euros sur les 535 millions qu’elle détient en titres grecs. «La banque a déprécié tous les titres de son portefeuille, pas seulement ceux arrivant à échéance en 2020», a souligné Federico Ghizzoni. Les résultats d’UniCredit ont notamment été dopés par le recul 31% sur un an de ses provisions pour pertes sur créances, donnant un coût du risque de 84 points de base contre 122 un an plus tôt.
Ses résultats opérationnels affichent en revanche une baisse marquée (–6,8%) par rapport au premier trimestre en raison de «revenus du trading de retour à un niveau normal» après des performances exceptionnelles entre janvier et mars.
Le ratio core tier 1 d’UniCredit n’a en revanche que faiblement augmenté en trois mois, passant de 9,06% à 9,12% mais Federico Ghizzoni s’est dit «déterminé» à l’améliorer ainsi que la rentabilité du groupe. Le marché a salué ces résultats bien meilleurs qu’attendu et l’action UniCredit, très chahutée ces dernières semaines en Bourse, a clôturé en hausse de 1,78% à 1,147 euro.
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