La Banque d’Angleterre durcit ses tests de résistance

Alexandre Garabedian
BoE Bank of England
La banque d’Angleterre, Threadneedle Street, London.  -  Crédit BoE.

La Banque d’Angleterre va soumettre son secteur financier à des tests de résistance d’une sévérité inégalée. La BoE a annoncé lundi qu’elle allait procéder, en plus de son «stress test» annuel et classique, à une évaluation de la capacité de résistance de ses banques «si les récents vents contraires à la profitabilité persistent et s’intensifient». Le test prendra pour hypothèses «une faible croissance mondiale, des taux d’intérêt durablement bas, une chute du commerce mondial et de l’activité bancaire transfrontière, une pression concurrentielle accrue sur les banques britanniques de la part des acteurs non bancaires et des petites banques, et la poursuite de coûts liés à des écarts de conduites», précise le communiqué de l’institution. Fait remarquable, le test sera mené sur un horizon de sept ans.

Barclays, HSBC, Royal Bank of Scotland, Lloyds Banking Group, Santander UK, Standard Chartered et Nationwide, déjà soumis au stress test classique, seront concernés par ce nouvel exercice.

Le Financial Policy Committee de la Banque d’Angleterre va par ailleurs mener des travaux sur les plans mis en oeuvre dans les banques dans l’hypothèse où un Brexit se traduirait par de l’instabilité financière. Autre projet annoncé ce lundi, le lancement par la Prudential Regulation Authority (PRA) d’une revue sur les pratiques des établissements en matière de crédit à la consommation. Le secteur connaît une forte croissance, et ce soutien à la consommation explique d’ailleurs que l'économie britannique ait jusqu'à présent relativement bien résisté à la perspective d’un Brexit.

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