La baisse du coût du risque permet à la Société Générale de doubler son résultat

La plupart des signaux sont dans le vert. Certains objectifs fixés à fin 2010 ont été atteints dès le 30 septembre
Antoine Landrot

«Ce trimestre marque une nouvelle étape pour le groupe». C’est avec cette remarque préliminaire que Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, a débuté la présentation des comptes de la banque au troisième trimestre.

En effet, l’établissement de La Défense a plus que doublé son bénéfice net à 896 millions d’euros, contre 426 millions au troisième trimestre 2009, pour des revenus de 6,3 milliards (+15%). Il a dépassé les attentes des analystes – le consensus Reuters anticipait un résultat de 793 millions. Cette performance permet ainsi à la Société Générale d’atteindre dès les neuf premiers mois l’objectif de trois milliards d’euros fixé pour l’année entière.

La banque a pourtant souffert d’une moins-value de 156 millions d’euros liée à la réévaluation des CDS couvrant son portefeuille de crédits aux entreprises et à la réévaluation des passifs financiers, ainsi que d’une charge de 60 millions relative à l’amende infligée en France sur le dossier de l’échange image chèque.

Mais, à l’instar de la plupart des banques américaines et de certains homologues européens, elle a fortement réduit le montant de ses provisions pour créances douteuses, attestant une amélioration relative de la situation économique: son coût net du risque a ainsi reculé de 40%, à 918 millions d’euros.

Il a baissé partout, mais c’est en banque de financement et d’investissement (BFI) que la chute est la plus flagrante: la charge du risque y passe de 605 millions à 123 millions d’euros. Les revenus de la BFI reculent de 17% sur un an (à 1,9 milliards d’euros), mais progressent de 5% par rapport au deuxième trimestre. Sensibles à la conjoncture des marchés, ils ont été notamment portés par un rebond de 80% de l’activité actions d’un trimestre à l’autre (à 639 millions). La Société Générale poursuit ses investissements dans les financements structurés et le conseil – ce qui explique la hausse de 10% dans les frais de gestion en BFI.

La situation dans les réseaux internationaux constituait l’un des motifs d’inquiétude. Là encore, la situation s’améliore, même si la charge du risque diminue peu (à 305 millions). La Russie a par exemple quasiment retrouvé l’équilibre (perte de deux millions), en avance sur son plan de marche. Seule ombre au tableau, la filiale grecque Geniki continue de se dégrader (L’Agefi du 3 novembre).

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