KBC a soldé le cas grec mais s’inquiète pour ses crédits en Irlande
KBC a affiché des résultats solides hier au titre du deuxième trimestre après avoir à son tour déprécié son exposition à la dette souveraine grecque. Le premier bancassureur belge a passé dans ses comptes une charge de 102 millions d’euros avant impôts sur ses titres grecs en portefeuille. S’il a soldé le cas hellène, il risque en revanche d’être rattrapé par la situation difficile en Irlande.
Le groupe, qui a provisionné 525 millions d’euros l’an passé pour faire face à ses pertes sur crédit en Irlande dont les encours s‘élèvent à quelque 17 milliards, a passé au deuxième trimestre une provision de 49 millions sur ces créances. Ce niveau reste conforme à celui du premier trimestre et à ses prévisions mais KBC a prévenu que la situation pourrait se dégrader à l’avenir. «Étant donné la situation économique actuelle et la situation en Irlande, le marché irlandais ne s’est pas redressé comme prévu, les mesures d’austérité pèsent lourdement sur les ménages. Les âpres conditions de crédit persisteront, maintenues par l'érosion constante de la valeur des actifs et par la remontée des taux d’intérêt, qui met les emprunteurs sous pression», indique le bancassureur dans un communiqué. Il ajoute que cette situation pourrait conduire à une augmentation des provisions pour pertes dans les trimestres à venir.
Le groupe belge avait par ailleurs annoncé mi-juillet un remaniement de son plan stratégique, conduisant à l’abandon de l’introduction en Bourse de sa participation minoritaire dans deux banques tchèque et hongroise pour la remplacer par la cession de ses filiales polonaises. L’agence Reuters avait indiqué début août que le fonds d’investissement KKR faisait partie des candidats. Ce remaniement stratégique a depuis été approuvé par les autorités européennes, mais le directeur général de la banque, Jan Vanhevel, n’a pas souhaité donner de calendrier pour ces cessions.
KBC a fait état d’un résultat net part du groupe de 333 millions d’euros, incluant la dépréciation sur la Grèce, contre 821 millions au premier trimestre et 149 millions un an plus tôt, période marquée par un manque à gagner dû à des désinvestissements. Au 30 juin, KBC disposait d’un excédent de capital de 5,3 milliards d’euros qu’il pourrait utiliser pour rembourser les 7 milliards d’aide reçus de l’Etat belge pendant la crise. En incluant cette aide, son ratio core tier 1 ressort à 12,1% contre 11,6% à fin mars.
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