Jean-Paul Julia est nommé directeur général de la Bred
C’est maintenant officiel. Comme l’a dévoilé L’Agefi le 25 mai, Jean-Paul Julia, le directeur général de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté (BPBFC), a été nommé directeur général de la Bred. Il prend le relais d’Olivier Klein, qui occupait cette fonction depuis 2012.
En interne, cela fait plusieurs jours que cette information fuitait. Le successeur de Jean-Paul Julia en Bourgogne Franche-Comté a d’ailleurs, selon nos informations, déjà été choisi, il y a plusieurs jours. Il s’agirait de François de Laportalière, actuellement membre du directoire de la Caisse d’Epargne Ile-de-France, un poste qu’il occupe depuis six ans.
Le parcours de Jean-Paul Julia faisait de lui un candidat idéal pour reprendre le flambeau d’Olivier Klein. Enarque, le nouveau patron de la banque francilienne a commencé sa carrière au ministère de l’Economie, avant de rejoindre la Bred en 2015 en tant que directeur des activités de banque de grande clientèle et membre du comité exécutif. C’est en mai 2021 qu’il part prendre la direction de la BPBFC, passage obligé avant de diriger la plus importante des Banques Populaires. «Il connaît très bien l’ensemble des métiers de la banque et saura poursuivre le développement de la Bred au service de ses territoires», a déclaré dans un communiqué Isabelle Gratiant, la présidente du conseil d’administration de la banque.
Continuité
Si Jean-Paul Julia déclare qu’il mettra «toute son énergie» à donner à la banque «un nouvel élan», il n’y a pas de raison que la stratégie de la Bred change fondamentalement. C’est d’ailleurs ce que laissait entendre à demi-mot Olivier Klein lors de la présentation de ses derniers résultats annuels. Toujours avec une place à part au sein du groupe BPCE, puisqu’elle exerce tous les métiers, et avec une grande liberté d’action, la banque a dégagé un bénéfice net record de 507 millions d’euros en 2022. Travaillant sur la proximité avec ses clients et conservant son réseau d’agences, la banque a, en dix ans, fait progresser son produit net bancaire de 80%. Il est passé de 900 millions d’euros en 2012 à plus de 1.630 millions en 2022.
Il s’agira donc très certainement d’un passage de relais dans la continuité, même si l’environnement de hausse des taux, qui prendra du temps avant d’être très favorable aux banques françaises, et la possible remontée du coût du risque pourraient grever les premiers résultats du nouveau directeur général.◆
Plus d'articles du même thème
-
Les banques italiennes poursuivent leurs grandes manœuvres
Les rapprochements s’accélèrent dans un secteur assaini, allégé en créances douteuses. -
Goldman Sachs paye un milliard de dollars de plus dans le dossier 1MDB
La banque américaine a trouvé un terrain d'entente pour solder une class action initiée par ses actionnaires qui lui reprochaient d'avoir minimisé son exposition dans le scandale du fonds souverain malaisien, ce qui porte l'ardoise à 6 milliards de dollars. -
La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libre« Trump ou Lecornu, présider ou manager ? »
« Un homme politique n’est pas seulement une personne : c’est aussi un masque. Et un masque ne se comprend jamais seul. » A partir de la lecture de Claude Lévi-Strauss, le philosophe et professeur de marketing à l'ESCP, Benoît Heilbrunn, dresse un parallèle entre les méthodes employées par le président américain et le Premier ministre français. Disons qu'elles ne sont pas tout à fait les mêmes... -
Seine colèreEmmanuel Gregoire met les propriétaires sous surveillance avec une « brigade du logement »
Multiplication des logements sociaux, surtaxation des résidences secondaires, encadrement drastique des meublés touristiques : la politique à gauche toute du nouveau maire de Paris vire à l'obsession -
A Chypre, le choc énergétique continue de hanter les Européens
Les mesures présentées par la Commission européenne n’ont pas suffi à dissiper les craintes des dirigeants européens