« Je suis montée en puissance sur la gestion des risques »
Je suis arrivée à la direction financière du groupe Labeyrie début 2000 en tant que consolideur et auditeur interne, fonction créée lors de l’introduction en Bourse. L’année suivante, le site principal de Saint-Geours de Maremne a subi un incendie majeur. Nous y avons perdu un collaborateur, ainsi que l’usine de production de foie gras. Le choc a été extrêmement rude. Avec le recul, j’ai réalisé qu’un tel dommage pouvait être fatal à l’entreprise tout entière. Et je suis montée en puissance sur la gestion des risques.
Par exemple, en finance, j’ai retravaillé l’audit interne pour l’orienter davantage vers un audit des zones de vulnérabilités. Cela demande de l’observation, de l’écoute, de l’analyse. Et un esprit critique pour faire des recommandations adéquates et pragmatiques. Une posture avec laquelle j’étais familiarisée, car j’avais auparavant travaillé chez PwC.
En 2012, j’ai pris en main les dossiers d’assurances pour accompagner les opérationnels sur la couverture du risque assurable. J’avais encore en tête l’incendie de 2001. Il fallait également retravailler la prévention sur le terrain. Au bout de trois ou quatre ans, j’ai réussi à convaincre ma direction de l’utilité de gérer le risque. Et nous avons créé, début 2019, une nouvelle direction audit, risques et compliance. Au pôle risques, nous travaillerons sur trois priorités : la sécurité incendie, la sécurité des aliments et notre image de marque. Nous sommes également très attentifs à la réglementation, Sapin 2 et RGPD notamment.
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