Intesa Sanpaolo vise une croissance de 50 % de son bénéfice d’ici à 2013
Le plan stratégique de la banque met l’accent sur les gains de productivité en Italie. Le groupe se renforcera en Europe centrale et en Turquie
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Dominique Muret, à Milan
C’est un plan industriel prudent, construit sur des hypothèses de marchés prudentes» a résumé hier le patron d’Intesa Sanpaolo, Corrado Passera, en présentant son plan à 2013-2015. La banque italienne estime pouvoir atteindre un bénéfice net de 4,2 milliards d’euros en 2013 contre 2,7 milliards en 2010 et de 5,9 milliards en 2015. «Ce plan conjugue notre force et stabilité avec une nouvelle croissance, tout en maintenant une forte attention au contrôle des coûts et en améliorant productivité et marges, a poursuivi le dirigeant. Dans les trois prochaines années nous voulons améliorer de manière significative le fonctionnement de la banque». En témoigne la baisse de 13 points du coefficient d’exploitation attendue dans 5 ans, à 43%.
Tout en continuant de réduire les coûts et de rationaliser sa structure, Intesa Sanpaolo, première banque de détail en Italie avec 11 millions de clients, va investir 4 milliards d’euros dans ce plan «centré sur la croissance» et la productivité. «L’Italie restera un marché de référence», a souligné Corrado Passera. La banque prévoit à ce titre de transférer 5.000 personnes supplémentaires du back office vers les fonctions commerciales, dans son réseau de détail sur tout le territoire transalpin.
Ce qui n’empêchera pas Intesa Sanpaolo de se renforcer par ailleurs à l’étranger, dans les pays où elle est déjà présente, en particulier «en Pologne, en République tchèque et en Turquie». «Nous avons décidé de renforcer ce plan avec une forte augmentation de capital de 5 milliards d’euros» a expliqué le directeur général, en confirmant l’opération de recapitalisation évoquée depuis lundi. Cette opération devrait se réaliser d’ici à juillet pour renforcer les fonds propres de la banque, en lui permettant d’atteindre un ratio core tier one d’au moins 10%.
Par ailleurs, le plan de la banque «n’inclut pas d’opérations extraordinaires», mais prévoit de se renforcer dans la bancassurance en fusionnant ses différentes activités d’assurance vie. Cessions, introductions en Bourse et autres acquisitions seront évaluées le cas échéant. Corrado Passera a exclu la naissance d’un pôle de gestion d’actifs italien entre sa filiale Eurizon et celle d’UniCredit, Pioneer. «Il n’y a plus de négociations», a-t-il indiqué. Quant à la cotation de sa filiale de gestion d’actifs Banca Fideuram, elle reste stratégique, mais pas immédiate.
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