Intesa fait une offre draconienne pour BP Vicenza et Veneto Banca
Intesa Sanpaolo pose ses conditions au sauvetage de Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca. Alors que Rome, en lien avec la Commission européenne, tente de renflouer depuis des mois les deux banques à hauteur de 6,4 milliards d’euros, le numéro un du secteur s’est dit prêt à racheter certains actifs et passifs des deux groupes pour un euro symbolique.
La transaction doit avoir un effet « complètement neutre sur le ratio common equity tier one et la politique de dividende du groupe Intesa Sanpaolo ». Ce qui « exclut donc toute augmentation de capital », selon un communiqué diffusé ce mercredi à l’issue d’un conseil d’administration.
Intesa ne reprendrait « ni les prêts non performants », qui se montent à environ 10 milliards d’euros « ni les prêts performants à haut risque, ni les émissions de dette subordonnée » des deux banques de la Vénétie. En clair, le groupe apporte son soutien à l’idée d’une scission de BP Vicenza et Veneto Banca, en reprenant les actifs sains et en laissant les «bad banks» résiduelles être liquidées. Un schéma différent de la résolution de Banco Popular début juin, racheté par Santander pour un euro avec un appel au marché de 7 milliards d’euros à la clé destiné à nettoyer le bilan de l'établissement.
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