ING verse son premier dividende depuis sept ans
C’est au tour d’ING Group d’annoncer, à la faveur de ses résultats annuels, qu’il verserait - à nouveau - un dividende cette année. Ce sera la première fois depuis sept ans.
La banque néerlandaise a réglé en novembre la dernière échéance du remboursement de l’aide publique de 10 milliards d’euros reçue lors de la crise financière en 2008. Elle prévoit de restituer au moins 470 millions d’euros aux actionnaires cette année, soit 12 centimes d’euros par action. «C’est un dividende symbolique, qui donne une indication sur la confiance qu’a ING dans son niveau de fonds propres », commente Jean-Pierre Lambert, analyste chez Keefe, Bruyette & Woods. C’est en tous cas davantage que ne l’attendait le consensus des analystes, qui tablait sur 8 centimes par action. Les analystes d’Oddo Securities voyaient ce dividende à 10 centimes, porté par l’annonce du remboursement de la dernière tranche de dette de 1,025 milliard d’euros sept mois avant la date prévue.
La direction du groupe s’engage à retourner aux actionnaires au moins 40% du bénéfice net annuel du groupe, après avoir indiqué précédemment vouloir leur retourner 40% au moins du bénéfice net de l’activité bancaire seule. Le montant restitué pourrait être augmenté fin 2015 après une revue complète de la situation du groupe. «Nous pensons qu’il [le montant du dividende] pourrait largement être dépassé au regard de la capacité du groupe à générer des fonds propres», indiquent les analystes d’Oddo Securities, alors que le ratio CET 1 d’ING Bank s’établit à 11,4%, contre 11,1% un trimestre auparavant, et 10% un an plutôt. Ce qui fait dire à son directeur général Ralph Hamers que la banque est bien capitalisée.
Le bénéfice net du trimestre ressort à 1,176 milliard d’euros, un peu au-dessus du consensus qui en attendait 1,1 milliard. Cela est lié à des éléments exceptionnels parmi lesquels 273 millions liés à la revalorisation de la dette, et une charge de restructuration de 375 millions d’euros qui concerne le plan de digitalisation aux Pays-Bas, passant par des suppressions de postes et des investissements informatiques. ING avait annoncé en novembre le projet de supprimer 1.700 postes en trois ans sur un effectif de 53.000 personnes.
Le cours de l’action a terminé en hausse de 3,66 % à la clôture à Amsterdam.
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