ING supprime 1.700 postes aux Pays-Bas au nom de sa stratégie numérique
Les banques néerlandaises tranchent dans le dur pour mener leurs stratégies digitales et réduire leurs coûts. Deux semaines après ABN Amro qui a annoncé sa volonté de supprimer 650 à 1.000 postes en banque de détail d’ici à 2018 et d’investir 120 millions d’euros dans la banque en ligne et mobile, ING a annoncé mardi son projet de réduction de 1.700 postes aux Pays-Bas en trois ans. Au nom de la transformation numérique et de l’amélioration de l’«excellence opérationnelle».
Rabobank avait indiqué en janvier supprimer 2.000 emplois et réduire ses dépenses de 220 millions d’euros d’ici à 2016.
«Nous sommes en train de construire une expérience client cohérente en intégrant nos différents canaux aux Pays-Bas et en faisant des investissements substantiels pour simplifier et améliorer nos systèmes informatiques», explique Ralph Hamers, directeur général d’ING. Le groupe va investir environ 200 millions d’euros entre 2015 et 2017, notamment pour unifier les systèmes informatiques utilisés pour les applications mobiles, le site web, les centres d’appels et les agences de sa banque de détail néerlandaise. «Cet investissement (…) va aider à baisser le coefficient d’exploitation aux Pays-Bas à 45% en 2018, contre 51% selon nos estimations précédentes», indique JanWillem Knoll, analyste chez ABN Amro.
ING vise environ 270 millions d’euros d’économies par an à partir de 2018, permises par ses investissements technologiques et ses réductions d’effectifs. 1.700 postes seront supprimés au siège de la banque, dans ses back-offices, centres d’appels et départements informatiques. Le groupe va provisionner une charge d’environ 320 millions d’euros au quatrième trimestre pour financer ces départs. Il va également réduire de 1.075 le nombre de contractants externes auxquels il a recours, ce qui porte à près de 2.800 les suppressions d’effectifs sur 53.000 employés dans le monde. Ces annonces suivent des transformations entamées dès 2011, alors qu’ING a réduit de façon importante son parc d’agences en Hollande.
Le groupe se recentre sur des activités bancaires qui ont réalisé un bénéfice net record de 1,12 milliard d’euros au troisième trimestre. Il a remboursé le 7 novembre sa dernière tranche des 10 milliards d’euros d’aides d’Etat reçus en 2008 auxquels se sont ajoutés 3,5 milliards d’intérêts. Son directeur général table sur un dividende correspondant à au moins 40% des bénéfices pour 2015.
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