ING poursuit le grand nettoyage de son bilan

Le bancassureur a provisionné 467 millions d’euros sur sa dette grecque, soit une décote de 60 %, et prévoit de supprimer 2.700 postes aux Pays-Bas
Patrick Aussannaire

ING ne coupe pas aux réductions d’effectifs. Victime d’un «environnement affaibli», le bancassureur néerlandais a annoncé hier son intention de supprimer quelque 2.700 postes aux Pays-Bas en 2012 et 2013 dont 2.000 emplois à temps plein, soit 10,5% de ses effectifs dans la banque de détail dans le pays, ainsi que 700 postes de sous-traitance. Dans le cadre de son programme de réduction des coûts, ING espère économiser 300 millions d’euros par an d’ici à 2014.

ABN Amro avait déjà annoncé la suppression d’environ 2.350 postes (soit 9% de ses effectifs), tandis que Rabobank prévoit de supprimer 1.200 emplois à son siège social. «Les gains sont sous pression et nous devons renouveler les efforts pour réduire les dépenses à travers le groupe pour nous adapter à une conjoncture plus défavorable et maintenir notre position compétitive», s’est justifié le directeur général d’ING, Jan Hommen.

Le bénéfice net du groupe s’est établi à 1,69 milliard d’euros au troisième trimestre, un résultat légèrement supérieur au 1,62 milliard prévu par le consensus Reuters et très supérieur aux 239 millions dégagés un an plus tôt. Des résultats qui intègrent un gain de 516 millions réalisé sur la vente de certaines de ses filiales, comme celle de sa division de leasing automobile à BMW. Le bancassureur a aussi annoncé en début de semaine le bouclage de la cession d’ING Reim au groupe américain CBRE et d’ING Reim Asie à Clarion Real Estate Securities pour près d’un milliard d’euros, avec une plus-value de 470 millions après impôts. A 9,6%, le ratio de fonds propres durs dépasse le minimum de 9% requis d’ici à fin juin 2012 par le plan de recapitalisation des banques européennes.

Le rebond des activités d’assurance, qui sont repassées dans le vert après une perte au troisième trimestre 2010, a été effacé par la chute de 28,8% sur un an du bénéfice avant impôts de la branche bancaire à 1,06 milliard. Un résultat pénalisé par des dépréciations d’actifs avant impôts de 467 millions sur les titres obligataires grecs. «Toutes les obligations d’Etat grecques sont maintenant dépréciées à leur valeur de marché au 30 septembre 2011, ce qui représente une décote d’environ 60%», précise le groupe.

ING, qui prévoit de réduire son bilan de 45% avant fin 2013, a enfin confirmé son intention d’introduire en Bourse sa filiale d’assurance aux Etats-Unis et dans la zone Europe/Asie.

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