ING Commercial Banking France a réalisé une année historique en 2012
Alors qu’ING a déclaré lundi envisager un nouveau plan d’économie mondial, les responsables d’ING Commercial Banking en France nourrissent de grands espoirs. «Dans le contexte de réorientation du groupe vers les métiers de banque et sur l’Europe, le marché français gagne en importance pour ING. En dehors du Benelux, la France est le troisième marché de Commercial Banking derrière l’Allemagne et la Russie», indique Bernard Roman, son directeur général. Ce dernier supervise les activités de banque de financement et d’investissement, regroupées au sein d’ING Commercial Banking proprement dit (succursale d’ING Belgium) et ING Real Estate Finance. Depuis juillet 2012, l’affacturage d’ING Lease France a rejoint cet ensemble (le leasing étant géré jusqu’à extinction).
Depuis deux ans, l’entité française, qui emploie 140 personnes, a doublé son champ d’action en l’élargissant aux 200 premières entreprises de l’Hexagone, tout en maintenant sa présence dans le secteur financier (banques, assurances, fonds de LBO) et l’immobilier commercial. Le redéploiement du groupe a également été l’occasion de regrouper à Paris les centres de décision pour les dix lignes de produits destinés de la clientèle française. Le financement d’acquisition, par exemple, dépendait auparavant de Londres.
Ce travail semble avoir payé: ING Commercial Banking en France a réalisé l’année dernière ses meilleurs résultats depuis 2006. L’ensemble a dégagé un peu plus de 100 millions d’euros de revenus, pour 65 millions de résultat avant impôt. Une performance que les dirigeants expliquent aussi par leur concentration sur les grandes entreprises, qui génèrent un coût du risque très faible.
«En incluant leurs activités à l’étranger, qui mobilisent les autres entités du groupe, les clients français ont généré au total 250 millions d’euros de revenus», précise Paul-Emmanuel Aerts, directeur général adjoint, responsable des activités commerciales.
Comme en 2010, les encours de financement d’ING Commercial Banking représentent 10 milliards d’euros. Les financements structurés (LBO, infrastructures...) prennent une place grandissante: «presqu’inexistants il y a trois ans, ils dépassent aujourd’hui le milliard d’euros d’encours», indique Paul-Emmanuel Aerts. En revanche, la banque reste résolument à l’écart des collectivités locales, qui n’ont par nature pas de développement international pouvant créer des synergies avec les autres entités d’ING.
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