« Il a fallu trouver du sens »
Frédéric Cabries, 47 ans, ex-informaticien au CIF, à présent chef de projet informatique et responsable d’équipe service management à La Banque Postale
Quel a été votre parcours au Crédit Immobilier de France (CIF) ?
Je l’ai intégré en 2004, après un début de parcours en SSII. Je suis entré en tant que chef de projet et je suis passé par les différents services de la production informatique. Les quatre dernières années, j’étais en charge de l’intégration et de la gestion des projets techniques, avec une équipe d’une quinzaine de personnes. J’ai quitté l’entreprise en février 2015. L’élément déclencheur a été le départ d’un de mes managers, qui a été remplacé par une personne recrutée à l’extérieur. Ce poste ne m’étant plus accessible, j’ai décidé de partir.
Comment avez-vous procédé ?
Je suis rentré dans le dispositif EIC [espace information conseil, NDLR] un an avant mon départ. J’ai bénéficié d’un bilan de carrière qui m’a permis de remettre mon parcours à plat et de me poser les bonnes questions pour la suite. Cela m’a aussi replacé dans une dynamique de recherche d’emploi qui n’allait pas de soi après onze ans passés au CIF. C’est par mon propre réseau que j’ai intégré La Banque Postale, dans le cadre d’une suspension de mon contrat de travail.
Comment avez-vous vécu vos dernières années au CIF ?
En tant que manager, je devais veiller à l’état d’esprit des membres de mon équipe, poursuivre l’activité et gérer mon propre stress. Il a fallu trouver du sens pour maintenir un rythme de travail qui s’est intensifié avec la fusion des filiales régionales. Une des clés de l’exercice était que nous allions prouver aux autres et à nous-mêmes que nous étions capables de mener des projets très ambitieux, et que tout ce que nous allions faire dans le cadre du CIF serait valorisé. Les trois dernières années ont été éprouvantes. Mais l’expérience a été riche, particulièrement sur le plan humain. Dans ce type de situation, il faut lutter contre la tendance au repli sur soi en revenant sans cesse sur le collectif.
Plus d'articles du même thème
-
Gift City fait une tournée auprès des financiers européens
BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Société Générale et Natixis. Quatre banques françaises sont déjà implantées dans cette place financière indienne, destinée à accueillir aussi assureurs et réassureurs, fonds et fintechs grâce à un cadre réglementaire et fiscal attractif. -
« Nous ne reprendrons pas d'exposition à la France vu le contexte »
Joëlle Harb, directrice de la gestion obligataire chez Amplegest -
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
France Inter : Charles Sapin renonce à y intervenir à la suite de la suppression de son édito par la direction
Directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », Charles Sapin a indiqué qu’une séquence de débat était envisagé suite à la suppression de son édito sur France Inter, sous pression des grévistes et syndicalistes. Il a refusé l’offre -
Arabie saoudite : des flammes et de la fumée noire visibles près de l'aéroport de Riyad
Des flammes et de la fumée noire s’élevaient dans les environs de l’aéroport international de Riyad, samedi 19 septembre. D’après Flightradar24, de nombreux vols sont annulés ou retardés. Deux fortes explosions ont eu lieu dans la nuit, après une alerte des autorités prévenant d’une « menace aérienne hostile » -
La stratégie du gouvernement pour faire avaler son budget
Montrer aux marchés que la France agit, aux Français que tout le monde doit faire des efforts, aux oppositions qu'elles n'ont pas intérêt à bloquer ce budget : le Premier ministre cherche à relever ce triple défi