HSBC voit s’ouvrir à Jersey un nouveau foyer de risque judiciaire
Voilà une histoire de paradis qui pourrait virer à l’enfer pour HSBC. La principale banque britannique pourrait en effet subir sur l’île anglo-normande de Jersey, réputée pour son cadre fiscal avantageux, un nouveau sérieux revers pour sa réputation et ses finances.
La semaine dernière, le Daily Telegraph avançait de source anonyme que HSBC faisait l’objet d’une enquête de grande ampleur de la part du fisc britannique, en l’occurrence le HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs). Ce dernier aurait reçu gracieusement il y a une semaine des détails concernant, selon le quotidien, «tous les clients britanniques de HSBC à Jersey», à savoir leurs noms, adresses et soldes de comptes (dont la moyenne atteindrait 337.000 livres). Certains fonds seraient d’origine frauduleuse, provenant du trafic d’armes ou de drogue. La liste est par ailleurs «largement dominée par des personnalités de la City».
Un porte-parole du HMRC a confirmé que les autorités fiscales passaient en revue une liste de plus de 4.000 résidents britanniques de HSBC à Jersey. Faire barrage à ceux qui «essaient de tricher par le biais de l’évasion fiscale (…) est une priorité absolue» a-t-il assuré. Vendredi, la banque a indiqué ne pas avoir été prévenue formellement d’une enquête, tout en promettant sa pleine coopération le cas échéant. Les rumeurs de pertes de données concernant la clientèle à Jersey font l’objet d’une enquête interne urgente, a assuré HSBC.
L’affaire tombe mal. La banque serait ici prise en défaut de contrôle quant à l’origine des fonds déposés. La semaine dernière déjà, HSBC avait suscité l’inquiétude en soulignant, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, ses craintes concernant des poursuites pour blanchiment d’argent aux Etats-Unis. Le groupe a prévenu que le coût du règlement de ces poursuites pénales par les autorités fédérales pourrait bien être «beaucoup plus important» que les provisions constituées, qui s’élèvent pourtant déjà à 1,5 milliard de dollars.
La fuite à Jersey a de quoi, selon le Daily Telegraph, «faire naître de sérieuses questions quant aux procédures de HSBC», l’évasion fiscale pouvant concerner «des centaines de personnes». HSBC, qui a déjà fait l’objet de critiques pour des fonds mexicains ou iraniens, a déjà reconnu par la voix de son directeur général avoir «échoué à identifier et maîtriser des comportements inacceptables».
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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