HSBC reste pénalisée par la hausse des coûts
La publication des résultats trimestriels de HSBC hier a mis en évidence la difficulté pour la banque à contrôler ses coûts. Outre une provision pour couvrir les éventuelles plaintes des clients dans les litiges aux assurances emprunteurs à hauteur de 440 millions de dollars au Royaume-Uni, HSBC a également dû inscrire une provision de 400 millions de dollars au sein de sa division américaine, conséquence d’une reprise plus lente qu’attendu du marché de l’immobilier sur ce continent. L’abandon d’un projet de logiciels informatiques aux Etats-Unis a également coûté 78 millions de dollars à la banque, auxquels s’ajoutent 67 millions de dollars de coûts de restructurations en Amérique latine.
L’investissement d’HSBC dans des marchés en développement et des coûts de main-d’œuvre dans des régions compétitives comme l’Asie et l’Amérique latine ont également contribué à relever les coûts. Au total, le ratio coûts/revenus de la banque est passé de 55% au quatrième trimestre 2010 à 60,9% au cours des trois premiers mois 2011. La baisse des créances douteuses à hauteur de 37% sur le trimestre à 2,4 milliards de dollars, soit son plus bas niveau trimestriel depuis le deuxième trimestre 2006, n’a pas permis de contrebalancer cet effet. Au total, les bénéfices imposables du groupe bancaire ont décliné sur le trimestre à hauteur de 14% à 4,9 milliards de livres (5,6 milliards d’euros), contre 5,7 milliards il y a un an tandis que les recettes reculaient aussi à hauteur de 5% à 17 milliards de dollars.
A l’occasion d’une conférence téléphonique, Stuart Gulliver, directeur général de HSBC, a estimé qu’il faudrait deux à trois ans à la banque pour atteindre son objectif de ratio coûts/revenus compris entre 48 et 52%. Le directeur général devrait ainsi dévoiler plus en détail sa stratégie d'économies à l’occasion d’une journée investisseurs prévue demain. Selon des indiscrétions de la presse britannique, la banque devrait annoncer son retrait de certains marchés non rentables afin de se concentrer sur des régions à fort potentiel sur le long terme.
«Notre business mix n’est pas idéal», a simplement précisé Stuart Gulliver, «nous aimerions voir s’opérer un transfert de recettes au bénéfice des pays émergents sans que cela ne se fasse au détriment des pays développés.»
Plus d'articles du même thème
-
Prépar-Vie sélectionne une plateforme technologique pour ses opérations d’investissement front-to-back
L'opération doit permettre à l'assureur de simplifier ses opérations d’investissement et de rationaliser le reporting de son actif général et de ses investissements en unités de compte au sein d’une plateforme unique. -
L'enquête interne de Malakoff Humanis éclaire le rôle d'un intermédiaire dans sa délégation de gestion
La société de conseil Thomas Vendôme Investment a obtenu contractuellement plus de 22 millions d'euros de commissions de la part de gérants retenus par Malakoff Humanis, selon de nouveaux documents révélés par Mediapart. -
Le marché obligataire envoie un sérieux avertissement à la France
A la veille de la présentation du budget, l’écart entre le rendement de l’OAT 10 ans et celui du Bund de même maturité a bondi à 127 points de base, pour la première fois depuis 2012, dépassant les scénarios redoutés par les stratégistes.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
Sublimer l’infiniment petit
Pour une Maison fondée en 1755, la préservation des savoir-faire pourrait consister à regarder vers le passé. Chez Vacheron Constantin, c’est tout l’inverse. La manufacture genevoise les met à l'épreuve, tout en les confrontant à de nouveaux terrains d’expression. -
Légende noire« Il reste une empreinte idéologique assez forte d’Alain Soral sur le Rassemblement national »
Antisémitisme, virilisme et conspirationnisme : le politiste décrypte l’influence qu’a eue le polémiste antisémite sur Jordan Bardella dans ses jeunes années au Front national -
Ses mains ont la parole
C’est en Suisse, à la Fabrique du Temps de Louis Vuitton qui participe notamment aux Journées Particulières, qu’un émailleur aux mains d’or perpétue des traditions séculaires.