HSBC rentre dans le rang en termes d’objectifs de rentabilité
HSBC ajuste ses objectifs de rentabilité à la nouvelle norme bancaire. Le géant britannique a annoncé hier, lors de la publication de ses résultats annuels, qu’il visait désormais un retour sur fonds propres (RoE) de «plus de 10%», au lieu de 12% minimum précédemment. En conséquence, le groupe a aussi abandonné son objectif d’un taux de distribution des bénéfices compris entre 40% et 60%, pour se contenter d’une promesse de hausse «progressive» du dividende.
Les nouveaux objectifs de HSBC font rentrer la banque dans le rang. Ils la ramènent au niveau d’un BNP Paribas, qui s’est fixé un objectif de RoE supérieur ou égal à 10% en 2016. Pour établir cette prévision, HSBC se fonde sur une exigence de fonds propres durs (common equity tier one, CET1) de 12% à 13% en application complète (fully loaded).
Le groupe reste encore loin du but. Fin 2014, son CET1 fully loaded atteignait 11,1%, en hausse de 0,2 point sur un an, mais en recul de 0,3 point sur trois mois. Le rendement des fonds propres se monte à 7,3% seulement.
A tort ou à raison, les investisseurs se préoccupent d’ailleurs bien plus de ces perspectives financières que des conséquences du scandale lié aux activités passées de la banque privée en Suisse. Un sujet sur lequel le directeur général Stuart Gulliver, lui-même mis en cause pour avoir ouvert dans le pays un compte en 1998 (connu du fisc britannique), a exprimé hier sa «honte». La chute de l’action, qui a plongé de 4,63% à 577,2 pence hier, alors qu’elle n’avait perdu que 1,8% depuis la révélation des SwissLeaks le 8 février, est éloquente.
«Le groupe doit s’attaquer à son manque de contrôle sur les coûts, car les hypothèses de rentabilité structurelle ont évolué depuis le dernier plan stratégique, notent les analystes de Nomura. Les dirigeants disent viser une croissance des revenus supérieure à celle des coûts, mais la performance 2014 n’inspire pas confiance». Les charges ont augmenté de 6% en un an, dont plus d’un tiers est lié à la réglementation et à la conformité.
«Je ne crois pas que le groupe soit trop gros pour être dirigé, a plaidé hier Stuart Gulliver. Vous pouvez voir la validité du business model du côté des revenus, même si le coût de fonctionnement a clairement augmenté». Le dirigeant souligne que le gros du sujet a été traité depuis 2011, avec 77 activités abandonnées et un effectif ramené de 310.000 à 257.000 collaborateurs, mais n’a pas exclu d’autres cessions d’actifs.
Plus d'articles du même thème
-
Ardian poursuit la réorganisation de sa gouvernance
François Jerphagnon succède à Mathias Burghardt à la présidence du directoire d'Ardian France. Ce dernier quitte ses fonctions exécutives pour se consacrer à l'activité Infrastructure. -
Les fonds actions des marchés émergents signent leur deuxième plus importante collecte hebdomadaire
Les fonds actions axés sur les marchés émergents ont attiré 29,6 milliards de dollars d’entrées nettes sur la semaine, d’après le Flow Show de Bank of America. -
La roupie indienne reste en mauvaise posture
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
PortraitQui est Laura Loomer, influenceuse proche de Donald Trump, qui a interviewé Volodymyr Zelensky ?
Jeudi, l’influenceuse, qui a longtemps relayé la propagande de Moscou sur ses réseaux sociaux, a interviewé le président ukrainien avec beaucoup de bienveillance. Un revirement étonnant -
Voyage voyageAu départ de Toulouse, Airbus réussit son essai du plus long vol commercial direct du monde
Un A350 a relié mercredi Toulouse à Melbourne en 19 heures, lors d’un vol d’essai sans escale de la compagnie australienne Qantas. Ce succès devrait permettre au projet « Sunrise » de se concrétiser. -
Second souffleAllemagne : Merz, en quête d’un rebond, change plusieurs ministres CDU
Le chancelier allemand a annoncé vendredi un mini-remaniement et a promis d’autres changements prochainement